Un comité d'experts donne son "feu vert" — Cannabis thérapeutique

Un comité d'experts donne son

Un comité d'experts mis en place par l'Agence française de sécurité du médicament (ANSM) juge " pertinent " d'en autoriser l'usage " à visée thérapeutique " pour certains patients et dans des cas précis.

Il s'agit des "douleurs réfractaires aux thérapies accessibles", de "certaines formes d'épilepsies", "des soins de support en oncologie" (cancers), des "situations palliatives" et des contractions musculaires affectant les malades de sclérose en plaques.

Dans ce sens le comité a exprimé son souhait "qu'une évolution de la législation soit mise en œuvre".

Cet avis n'est cependant qu'une étape dans l'utilisation éventuelle du cannabis à des fins thérapeutiques.

Le 10 septembre 2018, l'Agence nationale de sécurité du médicament a créé, pour un an, un Comité scientifique spécialisé temporaire afin d'évaluer la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France. Un avis qui n'est cependant pas synonyme d'une mise sur le marché imminente. Le cannabis médical ne pourra être utilisé en première intention, mais seulement en complément d'autres traitements, car les études sont trop lacunaires.

Le Comité "souhaite qu'un suivi des patients traités soit mis en place sous forme d'un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque, qu'une évaluation des effets indésirables soit régulièrement faite par les réseaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance, et que la recherche soit favorisée".


D'autres voies d'administration vont être étudiées: vaporisateurs, inhalation, gélules, gouttes, suppositoires, huiles, voie sublinguale, patch.

La délivrance des produits - certains préfèrent la restreindre aux pharmacies des hôpitaux - ainsi que les modalités d'un éventuel remboursement restent à définir. On en trouve déjà dans le Sativex, un spray destiné à soulager des malades atteints de sclérose en plaques qui a obtenu son autorisation de mise sur le marché (AMM) en France en 2014 mais qui n'a pas été commercialisé faute d'accord sur le prix.

D'autres médicaments comme le Marinol sont accessibles uniquement avec une autorisation temporaire nominative, ce qui en restreint considérablement l'usage. Seules quelques centaines de patients en ont bénéficié en une vingtaine d'années.

Cela se débloque. Et il se peut que rapidement le cannabis thérapeutique soit formellement autorisé.

Plusieurs pays autorisent le cannabis thérapeutique, comme les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Espagne, Israël, la Suisse, la Norvège, la Turquie ou encore le Canada.

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