CGT et FO appellent à la grève illimitée — Transport routier

CGT et FO appellent à la grève illimitée — Transport routier

La CGT et Force ouvrière ont qualifié de "miettes" les mesures annoncées par le Premier ministre le 4 décembre.

Les syndicats CGT et FO du transport routier, reçus jeudi au ministère des Transports, ont maintenu leur appel à la grève à partir de dimanche soir mais ils le lèveront s'ils obtiennent un "engagement écrit" du patronat sur les heures supplémentaires. Ils avaient réclamé mardi "une réunion en urgence" au ministère des Transports.

La décision du Conseil d'État, qui annule les dispositions d'un décret de 2016, ramène à 10% les majorations des heures supplémentaires des routiers, selon la CGT, qui estime qu'une telle mesure "risque d'avoir des répercussions négatives sur [le] pouvoir d'achat" des routiers.

"Les deux syndicats croient ou semblent croire qu'il y a une remise en cause du taux des heures supplémentaires dans le transport routier".

La CGT, qui avait appelé le 3 décembre à des journées d'action à partir du 14 décembre, a donc accéléré son calendrier.


Selon Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique, ces majorations diminuées ferait perdre aux routiers "entre 300 et 1 200 euros par mois", a-t-il déclaré lundi.

Réfutant les assurances du ministère des Transports, qui répète depuis lundi que l'annulation de ce décret "ne change rien en pratique", la CGT et FO s'étaient dits mardi "persuadés que depuis la décision du Conseil d'État, le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises".

Le ministère des Transports a réagi a cet appel à la grève en disant que "les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être", alors que le gouvernement est englué dans le conflit des "gilets jaunes". "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement".

L'article 42 du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM), "qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser le fait que l'accord de branche continuera de prévaloir pour les taux de majoration des heures supplémentaires. Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain".

Le secteur compte, selon FO, quelque 700 000 salariés. "Les salariés du transport routier qui sont en grève seront là où ils travaillent, sur les routes" et "si les salariés sont sur le bitume, les poids lourds ne passeront pas", a relevé M. Lambert.

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