Avis favorable à l'extradition de François Compaoré

Avis favorable à l'extradition de François Compaoré

François Compaoré est mis en cause par la justice de son pays pour l'assassinat d'un journaliste.

Le Burkina-Faso, après avoir inculpé François Compaoré dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998, avait demandé son extradition à la France.

Nous nous attendions à cela (Ndlr: Le pourvoi en cassation des avocats de François Compaoré). Pour nous, c'est vraiment une victoire très importante et qui a son importance même dans le symbole. Mais, comme je le dis et je le répète, c'est une grande victoire déjà d'étape.

François Compaoré avait été arrêté à l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d'un mandat d'arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités de Ouagadougou.


La décision de la justice française qui est tombée en mi-journée de ce mercredi est " d'abord un sentiment de soulagement parce que c'est le fruit, même si ce n'est qu'une victoire d'étape, de longues années de luttes procédurales et de celle d'un peuple", a affirmé face à la presse Me Farama, qui a ajouté que "que tant qu'il y aura des hommes dans ce pays, justice sera rendue un jour ou l'autre à Norbert Zongo pour tout le travail qu'il a eu à faire pour (la) nation ". Dans l'immédiat, l'avocat du frère de Blaise Compaoré, Pierre-Olivier Sur, a insisté sur le fait que la chambre de l'instruction de la cour d'appel, dans son arrêt, lui donnait bon espoir de voir aboutir une autre procédure qu'il a engagée.

La Cour d'appel de Paris avait refusé dans un premier temps, en juin, de statuer sur la demande d'extradition du Burkina Faso et demandé des éléments matériels précis de nature à impliquer directement François Compaoré.

Selon Me Sur, la cour d'appel, en estimant que la citation de ce témoignage était incorrecte, a ouvert la voie à "la mise en examen du juge du Burkina Faso pour des faits criminels". "Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que la question de l'extradition et de son exécution se posera, c'est-à-dire pas avant 2020 ou 2021", a-t-il anticipé.

Ce dernier avait alors déclaré qu'il ferait "tout pour faciliter" l'extradition de François Compaoré.

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