Pétrole / Le prix du baril tombe sous la barre des 50 dollars

Pétrole / Le prix du baril tombe sous la barre des 50 dollars

L'Opep se réunira jeudi prochain avant de retrouver ses partenaires le vendredi.

Les cours du pétrole retombaient mercredi en cours d'échanges européens après avoir débuté la séance en légère hausse, tandis que l'incertitude prédomine avant le sommet de l'Opep à Vienne Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 59,50 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 71 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance prenait 87 cents, à 51,16 dollars, peu après son ouverture. Vers 08H40 GMT (03:40 en Haïti), la référence américaine du brut est tombée à 49,41 dollars, son plus bas depuis presque quatorze mois.

"Selon le président Poutine (qui s'est exprimé mercredi), la Russie est +absolument à l'aise+ avec un prix du pétrole (de Brent, ndlr) à 60 dollars", ont fait valoir les analystes de Commerzbank.

L'analyste a toutefois souligné qu'in fine, "cela n'ajoute pas grand chose à ce que nous savions", à savoir que les hauts responsables des grands producteurs discuteront à Vienne de l'opportunité ou non de réduire leur production.


La Russie a coopéré ces dernières années avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont elle n'est pas membre et dont l'Arabie saoudite est le chef de file, pour limiter l'offre, ce qui a permis un rebond des prix après l'effondrement de 2014-2015.

La production de pétrole des pays de l'Opep a baissé en novembre mais reste abondante, l'Arabie saoudite et d'autres ayant répondu à l'appel de Donald Trump en augmentant leurs pompages afin de compenser l'effet des sanctions américaines à l'encontre de l'Iran. Et ce, alors que la perspective d'un surplus d'offre inquiète les marchés depuis plusieurs semaines.

Pour le royaume, il est important de conserver le soutien de la Maison Blanche qui, à plusieurs reprises, a clairement affiché sa préférence pour un pétrole moins cher.

La progression des stocks de brut léger américain est alimentée par une production américaine toujours plus abondante, à 11,7 millions de barils par jour, toujours au niveau du record atteint la semaine précédente.

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