L'Alliance affiche sa détermination — Renault

L'Alliance affiche sa détermination — Renault

Le parquet de Tokyo doit demander vendredi l'extension de la garde à vue de Carlos Ghosn, tout-puissant patron arrêté le 19 novembre à Tokyo dans le cadre d'une affaire de dissimulation de revenus au retentissement mondial. Nissan n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.

Quelques jours plus tard, Bruno Le Maire a dit à la télévision que Hiroshige Seko et lui avaient jugé préférable de maintenir la structure capitalistique actuelle de l'alliance, un engagement que la partie japonaise a nié avoir pris.

Le ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie a déclaré qu'il n'était pas en mesure de faire un commentaire dans l'immédiat sur cette information.

Des représentants syndicaux chez Renault ont critiqué ce qu'ils considèrent comme un faux pas de la part du ministre de l'Economie. Sans trancher la question de la gouvernance. "Ça peut être contre-productif". À ce stade, celui qui est toujours patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir minimisé ses revenus chez Nissan d'un milliard de yens par an (7,70 M€) sur la période allant d'avril 2010 à mars 2015.

Bien que le conseil d'administration de Nissan Motor ait renvoyé M. Ghosn de la présidence du conseil d'administration la semaine dernière, il reste à la tête de l'alliance en raison de son poste de président-directeur général de Renault.


Nouveau rendez-vous le 10 décembre: d'ici à cette date, les procureurs doivent décider de libérer sans charges le dirigeant de 64 ans ou de l'inculper.

L'absence brutale de l'homme fort de l'alliance a révélé toutes les fragilités de l'alliance. Le patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, avait en effet déploré des " inégalités " au sein de l'Alliance, soulignant que le groupe français détient actuellement 43,4% du capital de Nissan, tandis que ce dernier ne possède en retour que 15% de Renault.

Dans ce contexte, beaucoup de décisions de l'alliance sont vécues aujourd'hui au Japon comme favorables au camp français.

Pour convaincre Emmanuel Macron du bien-fondé de sa décision d'arraisonner trois navires ukrainiens dimanche, Vladimir Poutine a pris une feuille et lui a dessiné la position des bateaux, ont raconté vendredi les conseillers du président français.

Cependant, cette façade d'unité ne parvient pas à dissimuler des tensions larvées entre le entre le groupe français et son partenaire japonais.

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