General Motors : une mauvaise nouvelle pour Donald Trump

General Motors : une mauvaise nouvelle pour Donald Trump

A fin décembre 2017, le dernier décompte disponible, GM employait 180 000 personnes dans le monde.

"Mary Barra, la directrice générale de General Motors, a dit vouloir profiter d'un environnement économique favorable pour restructurer l'entreprise, qui dégage des profits, afin de la préparer à un retournement anticipé par de nombreux analystes et de pouvoir continuer à investir dans des technologies prometteuses comme la voiture sans conducteur ou électrique". "Nous sommes conscients qu'il nous faut rester en avance par rapport aux évolutions du marché et aux attentes des clients pour garantir un succès à long terme".

Les investisseurs ont apprécié la nouvelle: l'action GM s'envolait de 6,8% à 16H00 GMT. "J'ai été très dur avec elle", a dit le président, qui a fait de la préservation des emplois industriels son cheval de bataille et déclenché des hostilités commerciales avec les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis pour les préserver.

Le puissant syndicat UAW joue d'ailleurs lui aussi sur le registre de "l'Amérique d'abord" cher au président. La veille, le premier constructeur automobile des Etats-Unis avait annoncé une sévère cure d'amaigrissement, à coups de milliers de suppressions d'emplois, pour être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution. Parmi le personnel supprimé, General Motors s'attaque en particulier au management, qui devrait être réduit d'un quart pour alléger le processus de décision. Le montant de la charge exceptionnelle s'élèvera à entre 3 et 3,8 milliards de dollars.


GM, à l'instar de Ford, parie sur la voiture tout électrique, le véhicule autonome et connecté mais aussi sur des véhicules plus classiques comme les pick-ups et les SUV, que les Américains préfèrent de loin aux berlines.

"Je suis là pour protéger les Travailleurs Américains!", a-t-il promis sur Twitter.

Very disappointed with General Motors and their CEO, Mary Barra, for closing plants in Ohio, Michigan and Maryland. Après l'annonce de la fermeture du site d'Oshawa (Ontario), qui emploie 2 500 salariés, Justin Trudeau a regretté la décision de General Motors. Deux autres usines hors de l'Amérique du Nord seront aussi fermées d'ici fin 2019. Le groupe avait déjà annoncé précédemment la fermeture l'année prochaine de l'usine de Gunsan en Corée du Sud.

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