Rompant avec la trêve de Thanksgiving, Trump attaque les juges

Rompant avec la trêve de Thanksgiving, Trump attaque les juges

Le président américain a dénoncé mercredi 21 novembre l'existence de " juges pro-Obama " aux Etats-Unis, déclenchant une polémique inédite avec le président de la Cour suprême John Roberts qui s'était auparavant permis de recadrer Donald Trump en réaffirmant l'impartialité des magistrats.

Dans son collimateur se trouve le président de la Cour suprême, John Roberts.

Il est tout à fait inhabituel qu'un président s'attaque personnellement à des juges, et la riposte d'un juge en chef de la Cour suprême aux commentaires d'un président est sans précédent à l'époque moderne.

Trois jours après la décision rendue par un juge californien qui a suspendu son décret permettant de rejeter automatiquement les demandes d'asile déposées par des personnes ayant traversé illégalement la frontière, le président américain a partagé sa colère. Action qui a entraîné un tweet de M. Trump, dont lui seul a le secret.

"C'est un juge pro-Obama et cela n'arrivera plus", a-t-il ajouté, dénonçant un tribunal penchant selon lui du côté de ses opposants politiques.


"Nous devrions tous être reconnaissants de pouvoir bénéficier d'une justice indépendante", a ajouté le "Chief Justice", qui préside une Cour comptant cinq juges conservateurs sur neuf, et dont la mission est de veiller à la constitutionnalité des lois, en tranchant les grandes questions de la société américaine.

"Nous n'avons pas de juges pro-Obama, ou Trump, ou Bush, ou Clinton", lui avait répondu dans un communiqué John Roberts, juge conservateur nommé par l'ex-président républicain George W. Bush. Nous avons un ensemble extraordinaire de juges dévoués qui font de leur mieux pour juger équitablement, poursuit-il.

Avant le repas au cours duquel les convives ont pu déguster la traditionnelle dinde mais également du saumon ou encore des pommes de terre, Donald Trump avait rompu jeudi la trêve politique en s'en prenant aux juges qu'il accuse de mettre les Etats-Unis en danger par leurs décisions sur sa politique migratoire. Une décision sur le fond est attendue le 19 décembre.

"Quelle que soit l'étendue de l'autorité du président, il ne peut pas réécrire les lois sur l'immigration pour imposer des conditions que le Congrès a expressément interdites", a estimé le juge fédéral.

M. Trump s'est dit assuré de remporter une victoire judiciaire finale à la Cour suprême.

Articles Liés