Le prix du pétrole n'a pas été aussi bas depuis octobre 2017

Le prix du pétrole n'a pas été aussi bas depuis octobre 2017

En Europe, le Brent est passé vendredi sous la barre des 60 dollars et a fini à 58,80 dollars (44,83 euros) à Londres, en baisse de 3,80 dollars.

Les cours du brut ont lourdement chuté hier soir, à la clôture des bourses de Londres et de New York, leur faisant atteindre un plus bas depuis octobre 2017.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier, la référence américaine du pétrole, a connu une baisse de 10,7% depuis le début de la semaine, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis près de trois ans.

Vers un baril à 50 dollars?

Les cours du pétrole ont fait du yoyo toute la semaine avant de chuter de plus belle ce vendredi dans un marché menacé par la surproduction.

Il note que nombre d'investisseurs continuent de parier sur une baisse des cours, et ce "même si les pays exportateurs de l'OPEP pourraient réduire leur production lors de leur réunion de début décembre".


Les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont d'ailleurs augmenté plus fortement que prévu la semaine dernière, selon les derniers chiffres officiels américains publiés mercredi et qui ont contribué au repli des cours. Réunis dans deux semaines à Vienne, les ministres de l'OPEP échangeront aussi avec leurs partenaires non membres du cartel, dont la Russie fait partie, à propos de leurs niveaux de production, tant scrutés par les marchés. "Ce qui pourrait changer la donne, c'est ce que les pays de l'Opep+ (les 24 pays producteurs de pétrole) acceptent de faire en termes d'offre" ajoute-t-il.

Le 12 novembre, M.al-Faleh avait d'ailleurs déclaré qu'il faudrait réduire la production mondiale de pétrole d'un million de barils par jour afin d'équilibrer le marché.

Pour autant, les mêmes experts n'ont pas manqué de s'interroger sur les marges de manœuvre qui s'offrent concrètement à Riyad, se demandant si cette dernière était complètement libre dans ses positions, au moment où la le régime saoudien, fragilisé par le meurtre de Jamal Khashoggi, dépend particulièrement du soutien de l'administration américaine.

"Le président américain a apporté un soutien marqué à "MBS" et nous ne pouvons imaginer Trump accepter l'affront d'une réduction de production", ont prévenu ces analystes.

Mais l'équation s'annonce difficile alors que Donald Trump fait pression sur l'Arabie saoudite pour que les prix soient maintenus à un niveau bas, cherchant à préserver les automobilistes américains d'une hausse du prix de l'essence.

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