L’Algérie répond à Mohammed VI avec une nouvelle initiative

L’Algérie répond à Mohammed VI avec une nouvelle initiative

Au vu des enjeux communs, notamment sur le plan sécuritaire, l'Algérie a abrité en 2012 une session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l'UMA, consacrée à l'examen de la problématique sécuritaire dans la région maghrébine et la mise en place d'une politique sécuritaire commune.

L'Algérie a saisi officiellement le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe (UMA) pour l'organisation "dans les délais les plus rapprochés" d'une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union. Le 6 novembre, le roi Mohammed VI avait appelé l'Algérie à "un dialogue franc et direct" via "un mécanisme conjoint" et à formuler des "propositions et initiatives", mais Alger n'a jamais répondu officiellement à cette proposition. Alger a toujours refusé d'être considéré comme une partie au conflit et d'en discuter directement avec Rabat. En outre, les 1.500 km de frontière terrestre entre Maroc et Algérie sont fermés depuis 1994, à l'initiative d'Alger, après un attentat commis à Marrakech que Rabat avait attribué aux services secrets algériens. La diplomatie algérienne souhaite relancer le processus de l'édification du Maghreb Arabe.

"La relance des réunions du Conseil des ministres, à l'initiative de l'Algérie, est de nature à introduire un effet catalyseur susceptible de redynamiser les activités des autres organes de l'Union du Maghreb arabe", affirme le ministère des Affaires étrangères algérien.

Le Maroc piégé dans ses propres filets

Partant de sa conviction en la capacité de ces projets à concourir à la consécration de la complémentarité et de l'intégration entre pays de la région, notamment au volet économique, l'Algérie a inclus la dimension maghrébine dans ses projets de développement, en tête desquels l'autoroute Est-Ouest qui constitue un trait d'union avec les deux voisins, à savoir la Tunisie et le Maroc, en sus de la route transsaharienne et le réseau de raccordement à la fibre optique. " Cette offre douteuse dans sa forme (célébration de la Marche verte) et suspecte de par son contenu (volonté de bilatéraliser la question du Sahara occidental) est un non-événement qui ne mérite pas de réponse formelle", avait indiqué le 10 novembre une source autorisée à TSA. " La balle est ainsi jetée dans le camp du Maroc qui ne pourra assurément pas répondre négativement à cette demande ", a-t-il précisé.

En décembre 2017, le roi Mohammed VI annonçait quant à lui depuis Abidjan la mort de l'Union du Maghreb Arabe.


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