Concentration record des gaz à effet de serre en 2017 (ONU)

Concentration record des gaz à effet de serre en 2017 (ONU)

La planète suffoque. Les niveaux de gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère ont en effet atteint un nouveau record en 2017. Le CO2, le dioxyde de carbone, a atteint un nouveau record à 405,5 ppm (parties par million de molécules d'air) en 2017, contre 403,3 un an plus tôt et 400,1 en 2015.

Une hausse de 2,2 ppm inférieure à celle enregistrée en 2016 (+3,2 ppm), période pendant laquelle avait été observé un puissant épisode El Niño qui avait entraîné des épisodes de sécheresse dans les régions tropicales et avait réduit la capacité des forêts et de la végétation à absorber le CO2. La présence du méthane (CH4) et du protoxyde d'azote (N2O), autres gaz dits "à effet de serre", a aussi augmenté au niveau mondial.

"Rien n'indique un renversement prochain de cette tendance, qui est pourtant le facteur déterminant du changement climatique", a souligné l'OMM. C'est ce que révèle ce jeudi un rapport alarmant qui sera au menu des discussions de la prochaine Cop 24. "La fenêtre d'opportunité pour agir est pratiquement refermée", déplore Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM (Organisation météorologique mondiale), une agence de l'Onu.


Le WMO explique l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre par l'industrialisation, l'utilisation d'énergie à partir de combustibles fossiles, l'intensification de l'agriculture, l'augmentation de l'utilisation des terres et de la déforestation. Le but de cette conférence étant de parvenir à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, soit l'objectif déjà fixé lors de l'édition précédente, qui s'est tenue à Paris en 2015. Ce phénomène, appelé "forçage radiatif" par les experts, s'est accru de 41% depuis 1990.

→ Le CO2 est de très loin le principal responsable de ce réchauffement. "La dernière fois que la planète a subi la même concentration en CO2 était il y a 3-5 millions d'années, quand la température était de 2-3°C plus élevée et le niveau de la mer de dix à vingt mètres plus haut que maintenant". "Et on a observé une recrudescence d'un puissant gaz à effet de serre réduisant la teneur en ozone, le CFC-11, dont la production est régie par un accord international visant à protéger la couche d'ozone", fait valoir le document de l'OMM.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère dépendent des quantités émises mais aussi des interactions complexes qui se produisent entre l'atmosphère, la biosphère, la lithosphère, la cryosphère et les océans.

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