Ouyahia samedi à Addis-Abeba pour le sommet de l’UA

Ouyahia samedi à Addis-Abeba pour le sommet de l’UA

"Monsieur Ahmed Ouyahia, Premier ministre, représentera SEM Abdelaziz Bouteflika, président de la République, au sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA), qui aura lieu les 17 et 18 novembre à Addis-Abeba (Éthiopie), et qui sera consacré à la réforme institutionnelle de l'organisation", a précisé la même source.

Nous apprenons que, en marge de ce sommet, Ouattara aura des entretiens avec ses homologues ainsi que de nombreuses personnalités. Les propositions de Kagame prévoient notamment de réduire les priorités de l'UA à quelques domaines clés tels que la sécurité, la politique et l'intégration économique. L'Égypte a été suspendue environ un an de l'Union africaine après le coup d'État de 2013 qui a porté au pouvoir le président Abdel Fattah al-Sisi, qui succédera à Kagame en tant que président de l'UA.

La question de la réforme de l'organisation panafricaine est un sujet très sensible, avec l'adhésion du Maroc en janvier 2017, après avoir quitté la défunte Organisation de l'Union africaine (OUA) en novembre 1984, en signe de contestation de l'adhésion de la République sahraouie au sein de l'OUA.


Pour l'instant, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Botswana, les Comores, le Togo et le Ghana ont confirmé qu'ils enverraient leur président. En début d'année, les chefs d'État de l'UA avaient accepté de faire passer de deux à un le nombre de sommets annuels. Le Nigeria et le Mozambique enverront des ministres des Affaires étrangères, tandis que les autres membres de l'UA n'ont pas encore indiqué qui sera présent. Les autres pays n'ont pas fait savoir qui se déplacerait. C'est en partie parce que beaucoup de pays africains les plus puissants ont des réserves quant à la possibilité de donner à l'UA la latitude de prendre des décisions à leur place, a déclaré Louw-Vaudran.

"Il y a un sentiment général que cette décision avait été plus impulsée par la Commission que par les États membres".

Un diplomate travaillant à l'UA et ayant requis l'anonymat ajoute que l'Égypte a publiquement soutenu les réformes, mais aimerait probablement qu'elles se concentrent sur d'autres aspects que ceux défendus par M. Kagame, comme la sécurité et la reconstruction post-conflits.

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