Emmanuel Macron face à la colère des Français pendant son itinérance

Emmanuel Macron face à la colère des Français pendant son itinérance

Mais face à l'acharnement du "syndicaliste SUD", il répète une seconde fois "pardonnez-moi de vous le dire, mais vous là, vous êtes ridicule..."

Le site de Maubeuge assemble environ 160.000 véhicules par an: des modèles Kangoo en version utilitaire ou voiture particulière, des Mercedes Citan (dérivés du Kangoo) pour son partenaire Daimler, ainsi que des utilitaires électriques Kangoo ZE.

Le patron de Renault a souligné que le constructeur français avait promis cette année un total de 1,4 milliard d'euros d'investissements en France dans les véhicules électriques et les véhicules utilitaires.

A quarante kilomètres de là, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est montré confiant sur une issue positive pour l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement.

Avant de prendre à son tour la parole, Emmanuel Macron a été pris à partie par un délégué UD. Il l'a alors accusé de vouloir "faire son show". Il a passé l'après-midi à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), site de la plus grande nécropole militaire française où reposent 22.000 combattants.


Ce voyage permet au chef de l'Etat, très bas dans les sondages, de multiplier des bains de foule, son exercice de communication favori. Il a longuement parcouru l'Anneau de la mémoire accompagné de l'historien Yves Le Maner, et échangé avec les descendants de trois poilus français et britannique dont les noms figurent parmi les 580 000 gravés sur le monument en forme d'ellipse. Mais l'ambiance est parfois tendue.

Mais il est confronté chaque jour à des expressions de colère, contre le faible montant des retraites ou la cherté des carburants, à une semaine d'un appel à bloquer les routes le 17 novembre.

- Avec ou sans Pétain?

" Il faut reconnaître la vérité de l'Histoire, mais rester dans notre devoir de mémoire et rester aux conséquences de l'indignité qui a été reconnue " en 1945 au héros de la Grande Guerre, devenu le chef du régime collaborationniste de Vichy, a expliqué le Président à Maubeuge (Nord), en dénonçant la " boîte à folie " des " polémiques inutiles ". "C'est le choix fait il y a un an et demi, pour sortir des rigidités françaises qui nous ont coûté", a poursuivi Emmanuel Macron avant de conclure comme dans un meeting par une formule: "Je crois dans le mérite, le travail, vive la République, vive la France". Ces propos avaient déclenché l'indignation de l'opposition, à gauche essentiellement, et des instances représentatives juives. "Il y a un maréchal Pétain qui a été un des acteurs et des grands soldats de 14-18, et ça vous ne pouvez pas l'effacer, et donc j'ai simplement dit: on n'efface pas l'histoire, on n'est pas les procureurs de l'histoire", a souligné le chef de l'Etat, estimant que la France avait "besoin d'autres polémiques que celle-ci". Mais "on ne va pas faire comme les dictatures qui gomment les personnes sur les photos comme si elle n'avaient pas existé".

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