Encore un sujet à polémique pour Neymar et ses copains — PSG

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Roxana Maracineanu voulait que la FFF et la LFP réagisse après la divulgation par les Football Leaks de fichages ethniques au centre de formation du PSG ces dernières saisons.

Ces informations ont été collectées entre 2013 et le printemps 2018, précise la même source, qui rappelle que la loi française interdit expressément de " collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques des personnes ", sous peine d'une amende de 30.000 euros et 5 ans de prison. Le non-recrutement d'un jeune joueur noir en 2014, en raison de son 'origine', a suscité un scandale en interne. Une "fiche remplie le 2 novembre 2013" mentionne ainsi "antillais". Quand un recruteur "passe sa souris sur la case, un menu déroulant apparaît qui permet de cocher un des quatre choix: Français, Maghrébin, Antillais, Africain", explicite Mediapart. L'ancien dirigeant assure "que ce genre de procédé de fichage ethnique n'a jamais existé" au sein du club et que Marc Westerloppe n'a, selon lui, "jamais été ce genre de personnage". "Ces formulaires ont été institués à la seule initiative personnelle du responsable de ce département, poursuit le PSG". " Il y a un problème sur l'orientation du club, il faut un équilibre sur la mixité, trop d'Antillais et d'Africains sur Paris ", aurait-il alors déclaré. Devant Jean-Claude Blanc (actuel directeur général délégué du PSG), il réfute des accusations "fausses, malveillantes et stupides". "Au nom du club, il confirme que ce fichage a été mis en place, mais (.) les choses ont, selon lui, été faites en secret" et que "la direction n'était pas au courant", relate Mediapart.


Selon l'AFP, des sources internes au club permettent également de préciser que "l'origine du joueur repéré se retrouvait en haut à droite de la fiche, avec même à une époque le sigle du RC Lens, là où Marc Whesterlope avait lancé ce mode de repérage discriminatoire et illégal".

Pour le foot français, cette affaire réveille "l'affaire des quotas", quand avait émergé l'idée, abandonnée, d'imposer des quotas de binationaux chez les jeunes, lors d'une réunion de la Direction technique nationale (DTN) fin 2010.

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