79 élèves enlevés dans le Nord-Ouest anglophone — Cameroun

79 élèves enlevés dans le Nord-Ouest anglophone — Cameroun

Ces enfants de la Presbyterian Secondary School de Bamenda avaient été enlevés avec trois membres de l'encadrement de l'établissement. "Les recherches pour retrouver les otages ont été lancées, la mobilisation est totale", a ajouté cette source, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion de crise en fin de matinée le 5 novembre. "Nous n'y avons pas accès", a précisé une source proche de l'établissement.

"Ensemble, nous rétablissons une situation de normalité dans la région du nord-ouest, à condition que tous ceux qui ont participé à cette lutte contre la capitulation de l'État se rendent", a déclaré Adolphe Lele, le gouverneur de la région du Nord-Ouest. Dans une vidéo, onze garçons d'une quinzaine d'années déclinaient un à un, en anglais, leur identité et indiquaient avoir été enlevés par les "Amba boys", les séparatistes anglophones. Des enfants innocents sont devenus les victimes d'un conflit dont ils ne sont pas responsables.

"Il ne peut y avoir aucune justification pour ces crimes contre des civils, surtout des mineurs", a poursuivi Stéphane Dujarric. ", a réagi sur les réseaux sociaux Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, coordonnatrice humanitaire de l'ONU pour le Cameroun".


Depuis fin octobre 2016, les régions du nord ouest et du sud ouest sont secouées par des revendications sociopolitiques qui ont débouché sur des affrontements entre séparatistes et forces de défense et de sécurité.

D'après nos informations les otages ont été libérés grâce à l'intervention de l'armée Camerounaise 24 heures après la prestation de serment du président Biya qui a demandé aux séparatistes dans son discours inaugural de mandat, "de déposer les armes". Les séparatistes ont également décrété un boycott des établissements scolaires, estimant que le système scolaire francophone marginalise les étudiants anglophones. Mi-octobre, six élèves avaient déjà été enlevés dans l'attaque d'un lycée à Bamenda, selon des sources concordantes. Le jour de la rentrée scolaire début septembre, un directeur d'école avait été assassiné, un professeur mutilé et plusieurs lycées attaqués. Les autorités, qui refusent le dialogue avec les séparatistes qu'elles qualifient de "terroristes", ont procédé depuis début 2018 à un important déploiement de forces de sécurité.

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