Midterms 2018 : Donald Trump limite finalement la casse

Midterms 2018 : Donald Trump limite finalement la casse

Deux ans après la victoire choc de Donald Trump, propulsé à la Maison Blanche sans la moindre expérience politique ou diplomatique, les Américains se sont pressés en nombre dans les bureaux de vote à travers le pays.

Nancy Pelosi devra auparavant convaincre son propre parti qu'elle est la plus apte à mener le combat contre Donald Trump et les républicains, lors d'un vote interne à huis clos qui se tiendra le 28 novembre. Ce ne sera cependant pas la même histoire au Sénat, la chambre haute, où les républicains paraissent en mesure de préserver, voire consolider, leur maigre avantage numérique (51 élus contre 49, à l'heure actuelle).

Cela va permettre au Parti républicain de gêner la fin du mandat présidentiel de Donald Trump, en lançant des commissions d'enquête - sur d'éventuels conflits d'intérêts entre les sociétés de Trump et la présidence - et en appuyant l'enquête russe que mène le procureur spécial Robert Mueller.

La vague bleue (démocrate) était en train de finalement se lever, expliquait Don Lemon dans son show très populaire, et ses invités expliquaient comment on en était arrivé là et ce qui allait survenir ensuite, après la prise des deux chambres, même s'il fallait rester encore un peu prudent, rajoutait le présentateur vedette. "Les républicains semblent avoir été lâchés par les électeurs modérés et par les femmes dans les banlieues aisées mais leurs électeurs se sont mobilisés en masse dans les Etats conservateurs et les zones rurales". "Le peuple américain veut la paix, il veut des résultats", a déclaré la chef de file des élus démocrates, Nancy Pelosi, lors d'un discours à Washington devant des partisans. Pour preuve, dans l'Ohio, le sortant démocrate Sherrod Brown, à peine réélu, paraissait déjà se positionner pour la primaire présidentielle démocrate. En Floride, le républicain Rick Scott a également proclamé une victoire serrée contre son rival démocrate Bill Nelson pour le siège au Sénat du district. Voilà ce qu'il faut retenir de l'élection de mi-mandat aux Etats-Unis.

A 78 ans, l'élue de San Francisco ne sera pas nécessairement dans la meilleure position pour résister à ses attaques, tant la pression est forte dans son propre camp en faveur d'un renouvellement.


Sans compter le fait que les dernières cartes électorales tracées par les Républicains dans certains États les favorisaient considérablement. Selon les projections de CNN, Greg Pence a été élu dans le 6e district de l'Indiana, un district traditionnellement républicain.

Nicky Davidson, étudiante en biologie, 20 ans, a elle voté républicain au nom de ses "croyances chrétiennes" notamment.

Mais l'espoir démocrate Beto O'Rourke, qui avait reçu tardivement le soutien de la chanteuse Beyoncé, n'a pas réussi à créer la surprise au Texas.

Grande première aussi dans le Colorado, où le démocrate Jared Polis est devenu le premier gouverneur ouvertement gay d'un État américain.

Les démocrates devraient progresser de 30-35 sièges à la Chambre pour obtenir une courte majorité. Toutefois, la "vague" anti-Trump un temps annoncé n'a pas eu lieu. Deux amérindiennes ont aussi fait leur entrée au Congrès pour la première fois. Donald Trump n'est pas un président classique, mais ce n'est pas une raison pour ne pas le soutenir. Et les démocrates peuvent se réjouir avec plusieurs grandes premières à la Chambre: Alexandria Ocasio-Cortez devient la plus jeune femme jamais élue (New York, démocrate), à 29 ans; Ilhan Omar (Minnesota, démocrate) et Rashida Tlaib (Michigan, démocrate) deviennent les premières femmes musulmanes élues; et Ayanna Pressley devient la première femme africaine-américaine à représenter le Massachusetts.

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