"Ce n'est pas une affaire d'État", assure Macron — Affaire Benalla

Emmanuel Macron a dénoncé mardi l'emballement autour de son ancien collaborateur Alexandre Benalla, au coeur d'une polémique l'été dernier pour une affaire de violences contre des manifestants.

"Une faute" personnelle, mais pas une "affaire d'État".

Le président de la République, interviewé par Europe 1, a tout de même estimé que les faits reprochés à son ancien conseiller sont "graves".

Alexandre Benalla "a fait une faute le 1er mai dernier puisque étant observateur (.), il est intervenu, et ça, ce n'était pas acceptable", a commenté le président.

"Il a eu une sanction de l'Élysée".


"Ce sont des faits graves, mais 1) l'Élysée n'a rien caché, 2) il n'est pas intervenu sur demande de l'Élysée dans une manifestation, et 3) il n'y a jamais eu de sécurité privée ou de milices privées à l'Élysée", a défendu Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a aussi appelé à "l'indulgence, y compris à l'égard de ceux qui ont commis des fautes".

Le chef de l'État a insisté sur "la faute" commise par celui qui l'a accompagné durant de nombreux mois et en qui il a "eu confiance".

Et de regretter "l'emballement" suscité par cette affaire, ainsi que le traitement réservé à Alexandre Benalla: "Mérite-t-il d'être traité comme le plus grand criminel en liberté?"

L'affaire Benalla a été un premier caillou dans la chaussure de l'exécutif, avant les démissions de Nicolas Hulot et Gérard Collomb.

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