Hausse des taxes sur le diesel: Emmanuel Macron persiste et signe

Hausse des taxes sur le diesel: Emmanuel Macron persiste et signe

Emmanuel Macron le 26 octobre 2018 en Slovaquie.

Le gouvernement n'a pas l'intention de généraliser à toute la France le "chèque-carburant" de 20 euros par mois, existant dans la région Hauts-de-France, a appris franceinfo lundi 5 novembre auprès de l'Elysée, après qu'Emmanuel Macron a mis en avant cette initiative dans deux entretiens accordés à la presse régionale. "On nous a expliqué pendant des décennies qu'il fallait acheter du diesel et maintenant c'est le contraire", reconnaît le chef de l'Etat. Le président minimise aussi la responsabilité de l'Etat, précisant que "la hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70% à celle des cours du pétrole". "Ni le gouvernement ni le parlement ne peuvent être sourds à cela", dit le chef de l'Etat dans un entretien au Courrier Picard, à L'Union et à la Voix du Nord.

"Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladies", ajoute Emmanuel Macron.

LIRE AUSSI Prix du carburant: jusqu'où ira la grogne?

"Oui", le Président dit comprendre les doutes, la colère et l'impatience des Français et assume aussi sa "part de responsabilité". "C'est normal que ce soit mal compris".


Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et le Figaro publié jeudi, 78% des Français estiment " justifié " l'appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel. "Je les respecte et je ne dis pas comme par le passé: 'souffrez en silence, ça va aller mieux'", a assuré le président.

" Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire".

"Je suis particulièrement sensible à la colère de ceux qui doivent se déplacer pour travailler".

"Le discours sur le fond est clair avec la préférence accordée à la taxation du carburant sur celle sur le travail, il y a la volonté de dire que compte tenu de l'urgence climatique on ne peut pas renoncer mais pour autant il ne faut pas que ça se fasse avec brutalité mais avec accompagnement", a-t-on ajouté, refusant de préciser le calendrier des annonces.

Articles Liés