Virus du Nil : une épidémie sans précédent

Virus du Nil : une épidémie sans précédent

"Depuis la première semaine d'août, 24 cas d'infection humaine au virus du Nil occidental (West Nile virus en anglais) ont été identifiés dans l'arc méditerranéen", a indiqué lundi le Dr Christophe Besiers, membres de l'EFS.

Il s'agit du seul cas humain recensé à ce jour dans la région.

Pour comprendre la complexité de la situation, il faut savoir que ce virus est transmis par le moustique, lui-même contaminé par des oiseaux.

La fièvre du virus du Nil occidental est une maladie virale transmise par les moustiques qui se contaminent au contact d'oiseaux infectés.

Un don impossible 28 jours après un séjour dans le Sud.


En revanche, il n'y pas eu de décès lié au virus du Nil occidental en France, selon M. Besiers. Il existe depuis peu à Montpellier un Plateau de Qualification Biologique des Dons, ou dit plus simplement, un laboratoire, qui analyse les dons de sang "à risque" avant de les accepter.

Depuis début juillet, au moins 22 personnes ont été atteintes par ce virus, dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, dont 19 dans les Alpes-Maritimes, annonçait, début octobre, l'agence régionale de santé. "Toutes les personnes ayant séjourné au moins une nuit dans les Alpes-maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales, mais aussi Monaco, ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours", explique l'Établissement français du sang (EFS) dans un communiqué. "Le virus est très présent dans le sud de l'Europe, confirme Anna-Bella Failloux, notamment en Roumanie ". Quatre personnes ont souffert d'une forme neuro-invasive du virus et ont dû être hospitalisées, précisait encore l'ARS. "La circulation du virus West Nile est plus précoce et plus importante en 2018 que les années précédentes en Europe", ajoutait l'ARS.

" Dans au moins 80 % des cas, l'infection humaine est asymptomatique, rassure l'entomologiste Anna-Bella Failloux". Mais la maladie peut aussi se manifester par "un syndrome pseudo grippal", selon l'ARS. Plus rarement, elle peut provoquer des complications neurologiques graves. Malgré les restrictions de dons du sang dans les départements concernés, le risque de pénurie est minime car les collectes continuent de s'effectuer normalement.

"Chaque année, le don de sang est restreint pour ceux qui reviennent d'un des pays où sévit ce virus". Ce virus se transmet à travers une piqûre du moustique Culex, qui sévit actuellement dans le Sud de la France.

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