"Caravane" de migrants: Trump veut réduire l'aide à des pays d'Amérique centrale

"Nous allons commencer à couper, ou réduire de façon significative, l'énorme aide internationale que nous leur accordons", a indiqué M. Trump dans un tweet.

Bravant la soif, la chaleur et l'épuisement, des milliers de migrants, plus de 7000 selon les Nations Unies, se sont remis en route lundi matin, après une deuxième nuit au Mexique, pour tenter de rejoindre la frontière avec les États-Unis, à 3000 km de là.

Lundi, Donald Trump a reproché à l'armée et à la police mexicaine d'être "incapables" d'arrêter les migrants, et dit avoir attiré l'attention de l'armée américaine et des garde-frontière sur ce dossier.

Des milliers de Honduriens ont repris dimanche leur marche vers les Etats-Unis depuis la ville de Ciudad Hidalgo, au sud du Mexique, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

La caravane doit tenter de rejoindre Tijuana ou Mexicali, dans le nord du Mexique.

"Je me sens forte, malgré la température du soleil, ce qui nous inquiète, ce sont les enfants déshydratés", explique à l'AFP Noemi Bobadilla, 39 ans, originaire de San Pedro Sula. Elle résulte d'un appel sur les réseaux sociaux pour dénoncer le climat de violence de cette région centrale du continent américain, et qui a été notamment relayé par un ex-député hondurien.

"Nous avons un peu peur d'être arrêtés par la police, mais si nous sommes arrêtés et déportés, nous essaierons à nouveau", ajoute Noemi Bobadilla, qui voyage avec une amie et son bébé.


Farhan Aziz Haq a précisé que l'OIM et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU étaient mobilisés pour porter assistance à ces migrants.

"Le problème se posera lorsque nous arriverons dans le nord du Mexique" au milieu de l'hiver, dans un mois, craint Jony Fernandez, 48 ans. "S'ils ne le font pas, les États-Unis les rejetteront", a-t-il prévenu.

Les autorités mexicaines ont annoncé avoir ouvert samedi leur frontière à des femmes et enfants faisant partie de la "caravane" de milliers de migrants, majoritairement honduriens, qui attendent sur un pont frontalier avec le Guatemala, dans l'espoir de gagner les États-Unis.

"Nous n'allons pas nous plier à l'exigence de quelque gouvernement que ce soit qui prétend provoquer chez le Mexique une réaction hostile", lui a répondu le ministre de l'Intérieur mexicain, Alfonso Navarrete, interrogé par la presse à Mexico. Le Honduras a fait état de deux morts parmi ses ressortissants, sans fournir plus de détails. Ils ont circulé à pied ou en autobus jusqu'à la frontière guatémaltèque.

Le Honduras est l'un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants.

Selon l'organisation américaine de défense des droits de l'homme The Washington office on Latin America (Wola), l'aide des États-Unis allouée au Honduras était en baisse l'année dernière. Donald Trump avait pourtant menacé de fermer la frontière américaine si cette "caravane" passait au Mexique.

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