Chute des bourses mondiales

Chute des bourses mondiales

L'indice Dow Jones est tombé mercredi à son plus bas niveau depuis février, chutant de 3,15%, alors qu'il avait atteint un sommet historique il y a huit jours. La Bourse de Hong-Kong reculait de près de -4% une heure avant la clôture hier et perdait -3,19% à l'ouverture jeudi.

Qualifiant cette hausse de "trop agressive", le président américain Donald Trump l'a imputée à une banque centrale (Fed) "en roue libre" contre laquelle il multiplie les attaques.

A la clôture des places européennes, la Bourse de Paris a fini en net repli (-1,92%), celle de Londres a plongé de 1,94% et celle de Francfort de 1,48%. L'indice de la bourse sud-coréenne, le Korea Composite Stock Price Index (Kospi), tombait quant à lui en séance de 2,86% à 2.164,98 points, tandis que le Taiex de Taïwan refluait de 5,57% à 9.885,12 points.

"Les marchés sont " menacés", analyse Stephen Innes, responsable des échanges Asie-Pacifique chez Oanda, pour qui " les paris sont ouverts " sur la suite du scénario".

"C'est la correction que nous attendions depuis longtemps, mais je ne suis pas du tout d'accord avec ce que la Fed est en train de faire".


Mercredi, l'inquiétude a gagné les investisseurs après que Donald Trump ait critiqué la FED sur le relèvement des taux d'intérêt. "C'est un cumul de raisons: la chute à Wall Street, le bond des taux d'intérêt à long terme, des inquiétudes renouvelées sur les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis et une attitude prudente en amont des annonces de résultats d'entreprises", résume l'agence Bloomberg à Tokyo.

Les investisseurs s'inquiètent notamment du durcissement de la politique de la Fed, engagée dans un processus de hausse des taux d'intérêt après avoir abreuvé les marchés de liquidités pendant des années.

Donald Trump a continuellement mis en avant la hausse des marchés boursiers depuis son arrivée au pouvoir comme preuve de son savoir-faire économique. Elle compte le faire encore en décembre.

Pour la directrice du FMI Christine Lagarde, les relèvements de taux décidés par la Fed toutefois "sont un développement nécessaire" et "inévitable" pour les économies comme les États-Unis enregistrant une croissance robuste, une inflation accrue et un chômage "extrêmement bas". Ces taux au jour le jour qui conditionnent les crédits à la consommation et les crédits immobiliers notamment, se situent désormais entre 2% et 2,25%. La chute de Wall Street découle surtout d'une dégringolade des valeurs technologiques, traditionnels moteurs de la hausse des indices, mais particulièrement malmenées depuis une semaine. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a quant à lui accusé son plus fort recul depuis plus de deux ans, perdant 4,08 %. Les bourses européennes atteignent ainsi leur plus bas niveau depuis février. "Les valeurs de la technologie souffrent car les gérants de portefeuille se détournent de ce secteur de croissance pour aller vers des entreprises qui présentent davantage de sécurité", voire vers d'autres produits financiers, a réagi Tom Cahill de Ventura Wealth Management.

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