Delevoye dévoile (enfin!) ses premières pistes de réforme — Retraites

Delevoye dévoile (enfin!) ses premières pistes de réforme — Retraites

Ce que l'on sait déjà, c'est d'abord que le système actuel restera un régime par répartition où les actifs cotisent pour les retraités.

Enfin, une fois votée, la réforme ne s'appliquera pas tout de suite: ceux qui s'apprêtent à prendre leur retraite dans les cinq prochaines années ne seront pas concernés et seront toujours régis par le système actuel.

"L'âge minimum restera à 62 ans", a assuré M. Delevoye sur Twitter, quelques heures après la mise en garde de Laurent Berger: "Si on touche aux 62 ans, la CFDT est mobilisée". Le monsieur retraites du gouvernement, Jean-Paul Delevoye, reçoit mercredi 10 octobre les partenaires sociaux afin de lancer la réforme, vers un régime universel. Dans la réalité, l'âge minimal de départ à la retraite sera plutôt de 63 ans.

Les réactions syndicales n'ont pas tardé à condamner ce qui est vu comme un coup de canif dans les engagements d'Emmanuel Macron. C'est clair et net. "La finalité, c'est que vous allez partir à 65, 67 ans". Pour Philippe Pihet, négociateur retraites de Force ouvrière, " c'est une hypocrisie majeure ".


Le gouvernement travaille sur un nouveau dispositif pour inciter les Français à travailler plus longtemps. Pour FO, l'idée de repousser d'un an l'âge effectif de départ n'est pas acceptable non plus.

Si cette piste se confirmait, le principe au cœur du projet d'Emmanuel Macron selon lequel "un euro cotisé doit donner les mêmes droits pour tous" serait aussi mis à mal, sauf à partir tous au même âge.

Si le symbole est préservé, d'autres s'inquiètent du basculement d'un système par trimestres vers un système par points, avec un "âge pivot" plus élevé, sur le modèle des retraites complémentaires des salariés du privé qui subissent une décote s'ils partent avant 63 ans.

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