"Lyon: "Interpol annonce la démission " avec effet immédiat " de son président chinois

Après un silence radio de plusieurs jours, la Chine a daigné enfin communiquer hier sur la mystérieuse disparition du président d'Interpol, le Chinois Meng Hongwei que tout le monde recherche et qui suscite la stupéfaction de la communauté internationale. Cette logique semble être à nouveau à l'œuvre, bien que cette dernière affaire risque d'avoir un retentissement d'une tout autre ampleur à l'international, du fait de la visibilité du poste de Meng Hongwei.

En effet, le 25 septembre dernier, ce dernier - qui venait d'arriver en Chine où il aurait été emmené par les autorités dès son atterrissage - lui a envoyé un premier message sur un réseau social indiquant: "Attends mon appel". Puis un second message est arrivé comprenant seulement un émoticône traduisant une situation de danger, d'après Grace Meng. "Je ne suis pas sûre de ce qui lui est arrivé", a-t-elle répondu à des journalistes qui lui demandaient s'il avait été arrêté, avant d'apprendre qu'une enquête était ouverte en Chine contre son mari. "Tant que je ne vois pas mon mari en face de moi, en train de me parler, je ne peux pas avoir confiance", a confié l'épouse du président d'Interpol, .

Peu après sa déclaration, Pékin a annoncé que Meng Hongwei était soupçonné d'avoir "violé la loi", dans un communiqué sur le site de la Commission centrale d'inspection disciplinaire du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, chargée de la répression de la corruption de fonctionnaires. Plus tôt dans la journée, son épouse a déclaré lors d'une conférence de presse à Lyon, où est installé le siège de l'organisation policière, qu'elle pensait son mari en danger. "C'est grâce à cela qu'il tiendra le coup", ajoute-t-elle. La même année en Chine, c'est le président du conglomérat Fosun, propriétaire du Club Méditerranée, le milliardaire Guo Guangchang, qui avait disparu de façon énigmatique pendant quelques jours.


Dimanche soir, Pékin via l'office chinois de lutte contre la corruption a annoncé que Meng Hongwei faisait l'objet d'une enquête pour violations présumées de la loi.

Meng Hongwei a été élu en novembre 2016 pour quatre ans à la tête de l'organisation qui compte aujourd'hui 192 pays et permet aux polices de ses États membres d'échanger des informations.

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