L'Assemblée autorise l'Etat à descendre au-dessous d'un tiers du capital d'Engie

L'Assemblée autorise l'Etat à descendre au-dessous d'un tiers du capital d'Engie

Les députés ont débloqué cette nuit le cadre juridique pour la privatisation d'Aéroports de Paris.

L'Etat, qui détient 50,6%, a ainsi désormais la possibilité de descendre sous le seuil des 50% et de lancer l'une des mesures emblématiques du projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Après les textes concernant la privatisation d'ADP, l'Assemblée nationale a voté dans la journée ceux prévoyant l'ouverture du capital de la Française des Jeux (FDJ). Quant à la Française des Jeux, l'État en contrôle 72%, mais il souhaite en conserver "au moins " 20%, a rappelé Bruno Le Maire. La FDJ détient en France le monopole des jeux de tirage et de grattage. Le texte maintient ce monopole mais pour une durée limitée à 25 ans.


"Ainsi, faute d'accord entre l'État et ADP sur les redevances, l'État disposera d'un pouvoir de décision, c'est également l'État qui fixera les orientations sur le développement des aérodromes, c'est encore lui qui, faute d'accord, imposera la réalisation d'investissements nécessaires au service public aéroportuaire", a-t-il détaillé. Le produit de ces cessions alimentera le Fonds pour l'innovation et l'industrie (FII). "À gauche, l'Insoumis Alexis Corbière s'est dit " radicalement opposé " à cette privatisation qui est " une mauvaise opération " financière, invoquant notamment " les désastres " de l'addiction aux jeux, Régis Juanico (app. PS) appelant aussi à une régulation " puissante ".

Le Maire a assuré que le gouvernement entendait "réguler davantage" le jeu, mais a tenu à "déconnecter complètement" cet aspect de la privatisation. La FDJ, dont la privatisation n'est pas attendue avant 2019, a enregistré 15,1 milliards d'euros de mises en 2017. Si le gouvernement décidait de revendre la totalité de ses parts, il pourrait récupérer 9,5 milliards d'euros. "Nous voulons passer d'une logique de dividendes à une logique d'investissement dans l'avenir", avait affirmé mercredi soir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui veut que l'Etat cesse de " se comporter en rentier ".

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