Etats-Unis : La Chine veut le départ de Trump

Etats-Unis : La Chine veut le départ de Trump

Le numéro deux du gouvernement des Etats-Unis " a lancé des accusations injustifiées contre la politique intérieure et étrangère de la Chine ", qu'il a " diffamée en affirmant qu'elle s'ingère dans les affaires intérieures et dans l'élection américaine", a déclaré Hua Chunying.

Ces accusations américaines vient en partie du fait que les sanctions chinoises (en réponse aux américaines) ciblent en majorité des régions favorables au président Trump selon Mike Pence qui affirme ainsi que les autorités chinoises veulent que les électeurs sanctionnent Trump. " En cherchant à minimiser d'une part l'ingérence russe dans la politique américaine, cette déclaration s'inscrit clairement dans la perspective des "midterms" [les élections de mi-mandat prévues le 6 novembre prochain, NDLR], qui auront de vraies conséquences sur la relation bilatérale entre la Chine et les États-Unis", explique Jean-Éric Branaa, maître de conférences à l'université Assas-Paris 2 et auteur de Qui veut la peau du parti républicain? "La communauté internationale sait déjà très bien qui empiète de manière volontaire sur la souveraineté des autres, s'ingère dans les affaires intérieures des autres et nuit à leurs intérêts", a contre-attaqué le ministère dans son communiqué. Et a ainsi confirmé l'impression d'une offensive tous azimuts pour faire plier Pékin en pleine guerre commerciale.

"Et le président américain ne s'en cache pas, estimant la semaine dernière à l'ONU que son homologue chinois n'était " peut-être plus " son " ami ". " Nous espérons que la relation avec Pékin puisse s'améliorer ", a assuré, jeudi 4 octobre, Mike Pence. L'ingérence russe en faveur d'une victoire de Donald Trump à la présidentielle de 2016, est au cœur d'une enquête fédérale menée par le procureur spécial Robert Mueller qui tente aussi de déterminer s'il y a eu collusion entre Moscou et l'équipe de campagne du milliardaire républicain.


"Dénonçant une " agression économique " à coups de " vols " de technologies, le vice-président a confirmé qu'après les tarifs douaniers infligés sur 250 milliards de dollars d'importations chinoises, Washington était prêt à " faire substantiellement plus que doubler la mise en l'absence d'accord équitable ".

Mike Pence a aussi adopté un ton très ferme sur d'autres sujets.

" Pendant un certain temps, Pékin a progressé vers plus de liberté et de respect des droits de l'Homme, avant d'effectuer ces dernières années un retour en arrière drastique", a ajouté le vice-président américain.

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