Bolsonaro creuse l'écart dans un sondage — Brésil

Bolsonaro creuse l'écart dans un sondage — Brésil

Dans le même temps, des Brésiliennes ont commencé à descendre dans la rue pour scander "Lui non". L'offensive des femmes, lancée au début septembre avec un groupe sur Facebook baptisé "Les femmes unies contre Bolsonaro", s'est traduite en actes après une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, au Brésil et à l'étranger. "Et ce type de candidat (Bolsonaro), ce type de politique ne représente pas la culture brésilienne dans sa grande diversité", a déclaré Beatriz Lorena, une enseignante de 33 ans qui a rejoint la foule le centre de Rio.

Alors que Jair Bolsonaro sortait de l'hôpital samedi 29 septembre, des manifestations de femmes ont eu lieu à travers le pays pour s'opposer au candidat d'extrême droite.

" Dans l'histoire récente du pays sud-américain, on ne trouve pas la trace d'une mobilisation aussi importante liée aux femmes", observe Ligia Fabris Campos, professeure de droit à la Fondation Getulio Vargas. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats de l'élection s'il n'était pas élu.

"Nous ne pouvons permettre une avancée du fascisme au Brésil". Il reprenait le slogan "Ele, não" ("Pas lui") devenu le mot d'ordre des opposants au candidat d'extrême droite, connu pour ses dérapages homophobes, racistes ou misogynes. L'ancien capitaine de l'armée a par exemple déclaré à une députée qu'elle ne "méritait pas" qu'il la viole ou déploré la longueur des congés maternité. "A partir de cette expérience aux Etats-Unis, les femmes (brésiliennes) se mobilisent pour éviter que cela se produise aussi ici".

Lundi, Fernando Haddad, propulsé candidat du PT à la place de l'ex-président Lula, incarcéré et déclaré inéligible, avait concentré ses attaques sur Jair Bolsonaro, appelant au sursaut démocratique contre un adversaire qui affiche ouvertement sa nostalgie pour la dictature militaire (1964-1985).


Les "Femmes avec Bolsonaro" veulent montrer qu'il existe "des femmes avec du coeur qui n'ont pas besoin du féminisme".

"Ce sont des femmes de gauche (qui militent) contre Bolsonaro", assure-t-elle.

M. Bolsonaro a proposé la castration chimique des violeurs et une libéralisation du port d'armes pour "les gens bien".

Le vote des femmes -52% de l'électorat- va être crucial dans cette élection très imprévisible où le nombre d'indécis reste élevé. En revanche, celui-ci souffre d'un taux de rejet très élevé parmi les femmes, environ 50% d'entre elles assurant qu'elles ne voteraient jamais pour lui.

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