Trump loue l'accord "le plus important" de l'histoire américaine — Libre-échange

Trump loue l'accord

Mais la deuxième économie de la planète, accusée de pratiques commerciales déloyales, est dans le collimateur du président américain Donald Trump et cette clause était interprétée lundi par plusieurs observateurs comme une manière pour Washington d'empêcher Ottawa et Mexico de s'allier à Pékin sans le consentement des États-Unis.

"Je suis très heureux de partager avec le peuple américain cette nouvelle historique pour notre nation et aussi pour le monde", a dit M. Trump, visiblement très satisfait de l'accord final, qui va "refaire de l'Amérique du nord un géant manufacturier".

Le président américain Donald Trump a loué l'accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique conclu in-extremis tard dimanche, comme "le plus important" de l'histoire des Etats-Unis. Le traité de libre-échange nord-américain (Aléna) conservera son caractère trilatéral, a souligné Jesus Seade, le conseiller économique du président-élu mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador.

"Les négociations se poursuivent. La Chine veut parler (négocier) mais c'est trop tôt pour parler", a lancé le président.

Les Etats-Unis souhaitaient en effet que le texte d'accord soit trouvé d'ici le 1er octobre afin qu'il puisse être signé par l'administration mexicaine sortante.

"Nous sommes impatients de resserrer encore davantage les liens économiques étroits qui nous unissent lorsque ce nouvel accord sera mis en œuvre", ont déclaré les gouvernements canadien et américain.


Les démocrates ont une chance de remporter la Chambre des représentants aux prochaines législatives de novembre et pourraient donc gripper la machine. "Mais, tout accord final doit être jugé sur ce qu'il apporte aux familles de la classe moyenne et aux travailleurs de notre pays".

"Aujourd'hui, le Canada et les Etats-Unis sont parvenus à un accord de principe, de concert avec le Mexique, sur un nouvel accord commercial", se félicitent dans un communiqué commun le représentant au commerce des Etats-Unis, Robert Lighthizer, et la ministre des affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland.

En revanche, les lourds droits de douane imposés à l'acier et à l'aluminium canadiens - parmi d'autres - par un président Trump soucieux de protéger la sidérurgie américaine restent en place pour le moment, malgré la colère d'Ottawa.

L'un des volets les plus importants du nouveau texte concerne le secteur automobile qui a été totalement révolutionné par l'Aléna. Il prévoit aussi une provision forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur pour réduire les écarts avec les voisins du nord, mieux payés. Le système des règles d'origine étant de vigueur.

Le Canada a également accepté de limiter à 2,6 millions le nombre de véhicules exportés vers les Etats-Unis si ces derniers venaient à imposer des tarifs douaniers de 25% sur les importations automobiles américaines. Le Premier ministre canadien a annoncé "une bonne journée" pour son pays.

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