La date butoir approche, mais le Canada n'est pas pressé — ALÉNA

La date butoir approche, mais le Canada n'est pas pressé — ALÉNA

Il a toujours dénoncé l'Aléna comme un accord "désastreux" pour l'économie américaine, et insisté tout particulièrement pour que le nom en soit changé.

L'incertitude persistait dimanche sur la possibilité pour le Canada de parvenir à une entente avec les Etats-Unis sur la réforme de l'Accord de libre échange nord américain (Aléna) à quelques heures de la date butoir fixée par Washington.

Y compris une extraordinaire attaque du président Trump la semaine dernière à l'encontre de la principale négociatrice canadienne, la ministre des affaires étrangères Chrystia Freeland.

Le président AMÉRICAIN a dit qu'il a décliné l'une-à-une proposition de réunion. "Les discussions sont permanentes", avait déclaré mercredi matin lors d'une conférence de presse le Premier ministre canadien, se défendant alors d'avoir été snobé par le président américain.

Et s'il s'est dit persuadé qu'un accord restait "tout à fait possible", M. Trudeau a une nouvelle fois prévenu qu'il "ne signera (it) pas un mauvais 'deal' pour les Canadiens", alors que Washington et Mexico, parvenus à un consensus sur le sujet fin août, menacent désormais d'avancer sans Ottawa.

Et, selon le quotidien The Globe and Mail, le Premier ministre Justin Trudeau est aussi activement engagé dans cette course contre la montre, sur fond de coup de froid diplomatique sans précédent dans les relations entre Washington et Ottawa.

"Beaucoup de progrès, mais nous n'y sommes pas encore", a déclaré l'ambassadeur du Canada à Washington David MacNaughton, qui se trouvait avec la délégation canadienne rassemblée à Ottawa, avant de repartir pour Washington dans la soirée.

Alena: incertitude sur la conclusion d'un accord entre Ottawa et Washington d'ici dimanche soir

"Les Américains trouvent que les négociations sont difficiles parce que les Canadiens sont de très bons négociateurs, comme on devrait l'être", a-t-il affirmé à quelques journalistes en arrivant au Parlement d'Ottawa.

Les Etats-Unis et le Mexique ont brusquement renoncé à rendre publics les détails de l'accord qu'ils ont conclu dans le cadre des renégociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), une décision qui témoigne de leur volonté d'aplanir leurs divergences avec le Canada.

Plusieurs dates-butoir étaient déjà passées sans conclusion. Les libéraux, au pouvoir depuis 15 ans, pourraient en effet être battus par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le journal a précisé dans la journée sur son site internet, citant des sources non identifiées, qu'en échange d'un plus grand accès au marché canadien des produits laitiers, les Etats-Unis seraient prêts à accéder à une importante exigence canadienne, le maintien du mécanisme de règlement des conflits (chapitre 19).

Le gouvernement de Justin Trudeau a accepté d'assouplir son système dit de la "gestion de l'offre", qui contrôle la production et le prix du lait et de la volaille, et assure des revenus stables aux agriculteurs canadiens grâce à des quotas annuels et des taxes à l'importation atteignant 275%. Et le Québec produit environ les trois quarts du lait canadien.

Selon cette source, Washington et Ottawa se sont également mis d'accord pour que le nouveau traité commercial, contienne un chapitre sur l'environnement, une première depuis la création de l'Aléna en 1994, et conserve l'exception culturelle, deux thèmes très chers aux Québécois.


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