Trudeau a discuté des négociations avec Trump — Aléna

Trudeau a discuté des négociations avec Trump — Aléna

Le président mexicain Enrique Pena Nieto (gauche) et le président américain Donald Trump.

"C'est du ressort des négociateurs, mais je m'inquiète du fait que la politique au Canada leur fasse perdre le sens commun, car il s'agit d'un très bon accord, élaboré pour séduire le Canada", a-t-il ajouté, en allusion aux élections provinciales qui doivent s'y dérouler le 1er octobre.

Mais les deux dirigeants ont également discuté des difficiles négociations en cours entre les deux pays pour moderniser l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

"Le Premier ministre a réitéré son engagement à conclure un accord qui sera avantageux pour les deux pays", a indiqué dans un tweet le porte-parole de Justin Trudeau, Cameron Ahmad.

Officiellement, les deux dirigeants, dont les relations sont tendues depuis le dernier G7 en juin au Québec, ne s'étaient pas parlé directement depuis plusieurs semaines. Mais, pour l'heure, aucun consensus n'a été trouvé avec le Canada. Lundi, le premier ministre avait déclaré lors d'un entretien avec le magazine Maclean's: "Chaque fois que nous travaillons ensemble, nous parvenons à régler de nouvelles choses et nous nous rapprochons du moment où une décision finale devra être prise". "Nous demandons au gouvernement de veiller à ce que tout accord définitif de l'Aléna n'ait aucun impact négatif additionnel sur le secteur laitier", a déclaré à Ottawa Pierre Lampron, président de l'association des producteurs laitiers du Canada.

L'administration Trump a obtenu un accord de principe fin août avec le Mexique, mais elle n'est pas parvenue à surmonter les obstacles avec son partenaire canadien. Elle a aussi avancé que le Canada se montre "extrêmement coopératif".


Les discussions entre les deux pays achoppent notamment sur la protection du secteur laitier canadien et sur le dispositif de règlement des litiges commerciaux (dit chapitre 19), tous deux remis en question par l'administration Trump.

Le ton de M. Scalese tranche avec celui de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui a assuré mardi en point de presse à Ottawa que les discussions demeurent "cordiales" entre les deux pays.

Chrystia Freeland, la ministre canadienne des Affaires étrangères, qui dirige ces négociations de longue haleine avec Robert Lighthizer, le Représentant américain au commerce (USTR), est arrivée peu après 11H00 (15H00 GMT) au siège de l'USTR non loin de la Maison Blanche.

Elle paraissait optimiste mardi avant son départ pour les États-Unis.

"Il vaut mieux ne pas avoir d'accord qu'un mauvais accord", a dit mardi Mme Freeland avant son déplacement à Washington.

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