De Rugy confirme la réintroduction de 2 ours dans les Pyrénées

De Rugy confirme la réintroduction de 2 ours dans les Pyrénées

L'ancien président de l'Assemblée nationale a également assuré qu'il n'y avait "aucun deal" entre l'État et les élus locaux pour apporter une compensation à la réintroduction de ces deux ourses. "On ne va pas vendre des ours contre un contournement routier ou contre tel ou tel sujet", a-t-il affirmé sur France Bleu Béarn. Cela sera fait dans la période prévue pour cela, d'ici au début du mois d'octobre (...) avec la Slovénie, notre partenaire", a poursuivi François de Rugy qui a " décidé de l'annoncer ici, dans les Pyrénées-Atlantiques. "Nous considérons que la population d'ours dans les Pyrénées sera viable une fois cette réintroduction faite et si évidemment elle marche". Je suis venu l'annoncer ici. Plusieurs élus locaux espéraient que son successeur renonce à cette réintroduction.

La fronde des bergers.

" A quoi bon discuter puisque la décision est déjà prise. Nous sommes sortis", a ajouté Étienne Serna à propos de ce projet d'introduction lancé au printemps dernier par Nicolas Hulot. "Il a dit 'c'est maintenant, c'est pas dans un an'", a précisé David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques.

François de Rugy, qui devait ensuite tenir une conférence de presse, rencontrait une soixantaine d'élus, éleveurs et associations sur cette question très sensible dans la région.


Au même moment, à 40 km, dans le village d'Asasp-Arros, porte d'entrée de la vallée d'Aspe, quelque 200 éleveurs et bergers, qui avaient refusé d'aller rencontrer le ministre, se sont rassemblés pour redire qu'ils refuseraient "par tous les moyens" la réintroduction des ours.

"S'il faut des armes, on les sortira!".

Après l'annonce de sa décision à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques à Pau, François de Rugy a pris la direction de la montagne. Sur une table, en évidence, trônaient quatre fusils, malgré les barrages de gendarmes, qui fouillaient les véhicules sur les accès routiers au village.

Ce projet avait été établi dans le cadre d'un " plan ours " publié en mai et lancé par l'ancien ministre Nicolas Hulot.

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