5 ans de prison ferme pour Farid Bedjaoui

5 ans de prison ferme pour Farid Bedjaoui

Le 26 février, Eni et Saipem, ont été condamnés à payer des amendes de 900.000 euros et des peines de six ans et quatre mois d'emprisonnement ont été prononcées contre Scaroni et Tali, ce qui leur avait coûté leur poste.

Pour rappel, Farid Bedjaoui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis en 2014 par les procureurs du tribunal de Milan.

Le procès qui a été ouvert, il y a de cela trois ans, portait sur le versement présumé par Saipem, filiale du groupe italien, de 197 millions d'euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010.

La même peine qu'Omar Habour, un homme très proche de l'ancien ministre de l'Énergie, Chakib Khelil. Saipem a elle été condamnée à une amende de 400.000 euros et la confiscation de 197 millions d'euros, considérés comme la valeur du pot-de-vin payé.

L'ancien PDG de Saipem, Pietro Tali, a été condamné à 4 ans et 9 mois de prison.


Il reste libre, comme les autres condamnés, en attendant le procès en appel.

De son côté, l'ex-directeur de Saipem en Algérie, Pietro Varone, a été condamné à 4 ans et 9 mois de prison et l'ex-directeur financier de Saipem puis d'ENI, Alessandro Bernini, 4 ans et 1 mois de prison. Marco De Luca a rappelé lors des plaidoiries que son client n'a touché que des "rémunérations" de la part des autorités algériennes en sa qualité de "consultant".

"Il n'y a aucune preuve dans le dossier qu'un sou soit allé à un responsable public algérien", a-t-il déclaré, estimant que sans identification d'un flux financier vers un dirigeant, le délit de corruption n'existait pas. Après des années d'instruction, l'affaire Saïpem-Sonatrach a été enfin jugée en Italie et les condamnations tombent contre les principaux mis en cause, dont l'un des proches de l'ancien ministre de l'Energie, Chakib Khelil, Farid Bedjaoui.

Il avait évoqué des "éléments de preuve", en particulier des versements, pour des activités fictives, à la société de M. Bedjaoui, Pearl Partners, basée à Hong Kong. En Algérie, les poursuites entamées contre lui par le Tribunal d'Alger en 2013 avaient été abandonnées deux ans plus tard!

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