Des assistants médicaux à la rescousse des médecins — Plan santé

Des assistants médicaux à la rescousse des médecins — Plan santé

C'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron ce mardi en dévoilant son plan santé.

Le plan prévoit un investissement de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022. Dans le détail, 1,6 milliard d'euros serviront à la "structuration des soins dans les territoires", 500 millions d'euros à la "transformation numérique" et environ 420 millions d'euros à "l'évolution des métiers et des formations".

Emmanuel Macron a confirmé la suppression du numerus clausus dans la formation des médecins à l'université. "Ces professionnels devront " décharger " les médecins des " actes simples", comme la prise de tension. Dans cette batterie de 50 mesures, le gouvernement veut s'attaquer aux déserts médicaux.

Dans son allocution d'une heure devant des dizaines de journalistes, le président a déclaré que, chaque année, " 25000 excellents lycées deviennent des étudiants qui échouent en première année, alors qu'au même moment on a recours à des médecins vacataires dans les hôpitaux de campagne parce que nous n'avons pas assez de médecins ".

"L'augmentation de la fréquentation des urgences explose, le président veut remettre l'hôpital à sa juste place, confirmer la proximité, cette idée est positive, il n'est pas anormal d'ajuster l'offre hospitalière", a commenté Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Ça suffit de désespérer des générations entières de jeunes qui obtiennent le bac parfois avec une mention bien ou très bien, mais qui se voient refuser l'entrée dans des études de médecine et vivent cela comme un échec fondamental. Et le cadre de cet engagement sera la constitution de Communautés professionnelles territoriales de santé. Les chantiers engagés seront inscrits dans un projet de loi qui sera à l'agenda du Parlement dès l'an prochain. Des permanences de soins vont ainsi être proposées jusqu'à 20 heures, sans aucune avance de frais. "Je veux que l'exercice isolé devienne progressivement marginal " et " qu'il puisse disparaître à l'horizon de janvier 2022 ", a fixé le Président.


Critiquant la "course folle " à l'activité, favorisée par le système de tarification au volume qui apporte aux hôpitaux 80 % de leurs recettes, Emmanuel Macron a lâché 240 millions d'euros supplémentaires pour l'incitation financière à la qualité dans les établissements. Lors de sa conférence de presse du 5 septembre, le Premier ministre Édouard Philippe avait laissé entrevoir les grands axes d'une réforme qui devrait aller bien au-delà du cas des seuls hôpitaux.

Par ailleurs, en 2019, deux forfaits de prise en charge vont être créés, pour les patients diabétiques et insuffisants rénaux chroniques. "Un effort indemnitaire sera mis en œuvre en particulier pour les aides-soignants qui exercent dans les EHPAD ".

La classification des hôpitaux va également évoluer. Enfin, la création de structures hospitalières de proximité.

Reste à savoir comment ces mesures seront perçues par le monde médical et le personnel hospitalier. "Il ne faut pas se " leurrer sur l'efficacité immédiate d'un tel dispositif", a indiqué Emmanuel Macron". Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": ces dernières semaines, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a multiplié les diagnostics alarmants.

Articles Liés