Médecine : Agnès Buzyn annonce la fin du numerus clausus

Médecine : Agnès Buzyn annonce la fin du numerus clausus

Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": après les diagnostics alarmants posés ces derniers mois, l'exécutif dispense enfin son remède pour remettre sur pied le système de santé. De même source, on précise que les crédits de l'assurance maladie augmenteront plus que prévu l'an prochain: 2,5% au lieu de 2,3%, soit près de 400 millions d'euros en 2019.

Ce nouveau plan santé sera composé de 54 mesures qui toucheront aussi bien les hôpitaux que la médecine libérale. La philosophie générale de ce plan est de renforcer l'offre de soins.

Agnès Buzyn est également revenue sur la fin du "numerus clausus", les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes), supprimé dès 2020. "Ces personnels de santé accompagneront et déchargeront les médecins d'actes médicaux simples", a précisé Emmanuel Macron avant d'annoncer la création de 4000 postes de cette nature sur tout le quinquennat.


"La création de postes d'" assistants médicaux ", à mi-chemin entre la secrétaire et l'infirmière, doit permettre aux médecins libéraux de se concentrer sur leur métier. Remplir une tâche administrative, prendre la température, ça sera fait par les assistants médicaux.

En contrepartie, les praticiens devront exercer en groupe ou au sein d'une équipe de soins, mais aussi accepter de nouveaux patients et assurer les " urgences de ville ", c'est-à-dire des consultations sans rendez-vous en journée.

Du côté des hôpitaux, l'accent sera mis sur la qualité des soins. Il va, en outre, rebattre la carte hospitalière, pour " organiser une vraie gradation des soins ", notamment en regroupant les blocs chirurgicaux et les maternités dans les plus gros établissements, pour leur assurer une activité plus importante, gage de qualité. "La très décriée " tarification à l'activité " (T2A), qui pousse à réaliser des actes " inutiles ", sera remplacée par des " parcours " standardisés, en commençant par certaines maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale chronique. Moins d'une semaine après le plan pauvreté, cet acte II de la rentrée sociale du président de la République s'articule autour de trois grandes orientations et comporte une cinquantaine de mesures, dont la suppression de l'emblématique numerus clausus et de la première année commune aux études de santé. Les plus petits établissements seront " réorientés sur des priorités " incluant la gériatrie, la rééducation, l'imagerie, la biologie ou encore la télémédecine. "Nous avons aussi besoin de profils numériques, humanistes, que l'actuelle sélection ne favorise pas", poursuit-elle, ajoutant qu' " il s'agit d'en finir avec la souffrance des étudiants en première année ". Cette meilleure " pertinence " des soins sera aussi mesurée par une batterie d'indicateurs, y compris la satisfaction des patients, qui pourraient être rendus publics.

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