Vote anti-Orban : Comment les eurodéputés du PPE ont voté

Vote anti-Orban : Comment les eurodéputés du PPE ont voté

Viktor Orban peut-il peser sur les élections européennes?

Comme le rapportent les journaux italiens, ce 12 septembre, le Parlement européen a adopté une résolution demandant au Conseil européen d'ouvrir une procédure de sanction contre la Hongrie, accusée de violer des principes démocratiques et des Droits de l'Homme.

La décision, qui sera prise mercredi midi lors d'un vote, a donné lieu à d'âpres affrontements mardi après-midi à Strasbourg. Combattif et véhément, il a dénoncé une "vengeance" de ses opposants et martelé qu'il ne céderait à aucun "chantage". "Je n'accepterai pas que les forces pro-immigrations nous menacent, fassent un chantage et calomnient la Hongrie sur la base de fausses accusations", a lancé le dirigeant ultra conservateur.

Pour appuyer son propos, son gouvernement a mis en ligne une " fiche d'information " de plus de 100 pages en réponse aux critiques du Parlement. "Ou ferez-vous en sorte que les valeurs de cette Union soient plus que de simples mots écrits sur un bout de papier?"

La majorité des deux tiers requise n'aura pas été atteinte en tenant compte du nombre de parlementaires présents pour le vote.

Les contestations de la politique d'Orban viennent notamment de sa politique autoritaire et de sa politique migratoire.

Le PPE, qui regroupe aussi des formations comme la CDU d'Angela Merkel, le parti chrétien-social du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et Les Républicains en France, n'a pas donné de consigne de vote.


Première question: le Parlement européen va appliquer l'article 7 contre la Hongrie.

Chez les eurodéputés français (pour la plupart LR), le scrutin a également divisé les troupes: le rapport condamnant le régime hongrois a reçu une majorité de 8 voix dont celles d'Alain Lamassoure, Elisabeth Morin-Chartier, Françoise Grossetête et Michel Dantin.

Viktor Orban n'a pas cherché à convaincre son auditoire, dont il estimait que l'opinion était "déjà faite". "La Commission n'hésitera pas à prendre plus de mesures si nécessaire".

Plusieurs chefs de groupe politique en faveur de la procédure de l'article 7 avaient interpellé directement leurs collègues du PPE pour qu'ils prennent position contre M. Orban.

"S'il vous plaît, arrêtez ce cauchemar", a plaidé Guy Verhofstadt, farouche opposant à la politique du Hongrois.

Interrogé sur la question de savoir si le Fidesz de Viktor Orban a toujours sa place au sein du PPE, le Luxembourgeois a estimé que "c'est une question à trancher par le parti". Ce n'est qu'à l'issue de cette audition qu'il votera pour décider s'il y a, ou non violations graves des valeurs européennes.

Soutenue par les sociaux-démocrates, les libéraux, les Verts et la gauche radicale, mais dénoncée par les groupes souverainistes qui siègent au Parlement, le sort de la résolution dépendait surtout du vote du PPE (Parti populaire européen).

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