Procès Méric: 500 antifascistes rassemblés en mémoire de "Clément"

Procès Méric: 500 antifascistes rassemblés en mémoire de

Dénonçant une attaque menée par un groupe déterminé, soudé par "la haine " et une "fierté mal placée", l'avocat général avait requis jeudi une peine de 12 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'Esteban Morillo, qui a reconnu être l'auteur des coups mortels, et sept ans d'emprisonnement contre Samuel Dufour, qui se battait à ses côtés. Un troisième, Alexandre Eyraud, comparaît pour "violences".

Les avocats des deux condamnés ont aussitôt annoncé qu'ils allaient faire appel. Vous mélangez et ça devient: "les deux ont porté des coups mortels avec arme et en réunion". Après la mort du militant antifaciste, plusieurs groupuscules nationalistes comme Troisième Voie, les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et l'Œuvre Française, avaient été dissous sur ordre du gouvernement.

Il rebaptisera symboliquement la place de la Libération " Place Clément Méric ", et renouvelle sa demande auprès de la municipalité d'Auch pour donner à une rue ou à un lieu de la ville le nom de Clément Méric. Au contraire, la défense a décrit la "peur" montant dans les rangs des skinheads, interpellés par "les rouges" qui les traitent de "nazis" et "préviennent qu'ils vont les attendre à dix en bas".

"Je ne me résous pas au gloubi-boulga juridique, avait bondi l'avocat de Samuel Dufour, Antoine Vey".


Le crime "causé par la violence de l'un est favorisé par l'action des autres": il avait ainsi demandé de condamner Samuel Dufour parce qu'il empêchait les camarades de Clément Méric de venir à son secours. "Vous ne pouvez pas condamner Dufour pour ce qu'il n'a pas fait!".

Dans cette affaire, avait résumé l'avocat d'Esteban Morillo, Me Patrick Maisonneuve, "on ne saura jamais qui a donné le premier coup" et personne "ne peut avoir de certitude" quant à la présence d'une arme. Menottes aux poignets, ils ont été amenés par les gendarmes déployés en nombre à l'intérieur et devant le Palais de justice où les soutiens de Clément Méric étaient venus nombreux.

"Cependant, l'incarcération n'est jamais une victoire, ce qui importe aujourd'hui, c'est de continuer à lutter contre tout ce qui fait le terreau de l'extrême droite", a-t-elle commenté, émue, à la sortie de l'audience.

Au même moment, 500 militants et sympathisants antifascistes manifestaient à Paris, scandant: "Clément!"

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