Les milliards d'euros que ça va vous coûter — Revenu universel d'activité

Les milliards d'euros que ça va vous coûter — Revenu universel d'activité

Il devra au préalable signer "un contrat d'engagement et de responsabilité réciproque" et ne pourra refuser "plus de deux offres raisonnables d'emploi ou d'activité figurant dans son contrat".

Emmanuel Macron compte créer ce revenu universel d'activité en fusionnant certaines aides sociales.

Les détails de la stratégie seront ensuite développés par la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, et le délégué interministériel chargé du dossier, Olivier Noblecourt.

Soucieux de combattre l'image de "président des riches" que lui colle l'opposition, Emmanuel Macron avait passé cinq heures lundi dans un centre d'ATD Quart Monde pour échanger avec des personnes touchées par la grande pauvreté, une rencontre qui devrait "nourrir les mots de son discours", ont expliqué ses conseillers.

Après s'être emporté contre " le pognon de dingue " que représentent les aides sociales, Emmanuel Macron a annoncé un " changement radical d'approche " avec la rénovation du système des minima sociaux, dont le RSA. Si Macron a affirmé que ce ne serait pas le cas avec ce plan pauvreté, nous sommes en droit d'émettre de sérieuses réserves.

C'est la mesure de grande ampleur de ce plan: la création d'un "revenu universel d'activité", avec une "loi en 2020".

Autres mesures annoncées: développer les repas à un euro à la cantine et les petits-déjeuners dans les collèges en REP+.

"C'est le seul moyen de garantir l'universalité des droits" alors que le système est "aujourd'hui trop éclaté", "inégal territorialement", a détaillé le chef de l'État, souhaitant qu'à partir du 1er janvier "chaque personne" qui s'inscrit au revenu de solidarité active (RSA) "puisse avoir un rendez-vous dans le mois", dans "un lieu unique", pour bénéficier d'un accompagnement. Huit milliards d'euros seront mobilisés sur quatre ans avec un regard neuf et des actions rénovées avec un objectif: être efficace contre la pauvreté.


A la rentrée 2020, Emmanuel Macron imposera une formation obligatoire pour les jeunes de 16 à 18 ans pour prévenir le chômage précoce et le décrochage.

Elle s'appuiera sur deux "piliers", la prévention de la précarité, notamment chez les plus jeunes, et l'aide à la réinsertion vers l'emploi.

L'Etat veut par ailleurs trouver des solutions avec les départements pour prolonger le suivi des enfants de l'Aide sociale à l'enfance jusqu'à 21 ans. "On ne lâchera plus les jeunes précaires après leur majorité", assure Benjamin Griveaux.

Ensuite, l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) sera bientôt intégrée à la couverture maladie universelle (CMU-C).

Concernant le "deuxième pilier", le gouvernement promet le "développement massif de dispositifs d'insertion par l'activité économique", considérant que "le retour au travail est le meilleur outil de lutte contre la pauvreté". Chantiers d'insertion, territoires zéro chômeurs, Travail alternatif payé à la journée (Tapaj). Cette mesure vise à simplifier le recours à ces dispositifs, afin que davantage de bénéficiaires se fassent connaître.

"Il y a une volonté de récupérer, singer une proposition qui est déjà faite", a dénoncé auprès de l'AFP Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, qui se félicite cependant que "ce qui faisait ricaner s'impose dans le débat public"."Le président de la République est venu piocher dans mon programme une référence indiscutable dans la lutte contre la pauvreté", a-t-il ajouté. "Ceux qui ne suivront pas les parcours d'emploi, les formations, ceux-là bien sûr seront sanctionnés".

Les familles monoparentales bénéficieront d'un accompagnement dans leurs démarches et d'une avance de frais de garde d'enfant.

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