"Pas de relations de copinage et d'amitié" avec Alexandre Benalla

Pourtant, ce nouvel emploi ne le satisfait manifestement pas: d'après les informations de RTL, Alexandre Benalla travaille à sa reconversion.

"J'ai alors souhaité appeler M. Benalla immédiatement, je l'ai fermement sermonné, il a reconnu sa présence sur les lieux de la manifestation", a poursuivi le chef de cabinet d'Emmanuel Macron qui était alors en Nouvelle-Calédonie pour préparer la venue du président. "On voit tout l'appareil d'État, du président de la République à la Garde des Sceaux, à M. Griveaux (porte-parole du gouvernement), se coaliser pour soutenir M. Benalla", dénonce Bruno Retailleau.

Selon l'Obs, qui a révélé cet appel téléphonique, le chef de l'Etat a invité Gérard Larcher à garantir les équilibres institutionnels, critiquant en filigrane le travail de la commission constituée en commission d'enquête dirigée par Philippe Bas (Les Républicains). "Il n'y a que le président de la République qui ne peut pas être entendu par une commission d'enquête parlementaire en vertu de la séparation des pouvoirs". Le coup de fil présidentiel constitue-t-il de son côté une ingérence de l'exécutif sur le pouvoir législatif? Il ne pourra pas échapper à la convocation de la commission d'enquête du Sénat. "Il y a là une atteinte à la séparation des pouvoirs", souligne-t-il.


Les auditions de la commission d'enquête sénatoriale reprennent mercredi au Palais du Luxembourg, à commencer par celle du chef de cabinet de l'Elysée, François-Xavier Lauch.

De nombreux élus de la majorité La République en Marche accusent Philippe Bas d'"instrumentaliser" ce dossier judiciaire, jugé "mineur", à des fins politiques pour "atteindre Emmanuel Macron".

Ce à quoi l'un des rapporteurs de la commission Jean-Pierre Sueur (PS) avait répondu qu'il serait obligé de se présenter "s'il est convoqué, ce qui est plus que probable ". "Aujourd'hui, on me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française", déplore l'ancien chargé de mission de l'Élysée mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" notamment.

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