Changement d'heure: chaque pays va choisir

Changement d'heure: chaque pays va choisir

Lire aussi Bientôt la fin du changement d'heure dans l'Union européenne? "Les Etats membres, conformément au principe de subsidiarité, doivent décider eux-mêmes si leurs citoyens doivent vivre à l'heure d'été ou à l'heure d'hiver", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l'occasion de son discours annuel sur l'état de l'Union devant le Parlement européen, réuni en plénière à Strasbourg. C'est à vous maintenant de vous exprimer.

Garder l'heure d'été ou l'heure d'hiver? La Commission a précisé qu'elle proposait de mettre un terme à partir de 2019 à ces changements d'heure saisonniers impliquant d'avancer sa montre d'une heure en mars et de la reculer d'une heure en octobre. La proposition doit toutefois encore être soumise au Parlement européen et aux États membres (le Conseil). Si le calendrier proposé par Bruxelles est respecté, le changement d'heure du 31 mars 2019 serait ainsi le dernier passage obligatoire à l'heure d'été.

La directive proposée par la Commission prévoit que chaque Etat membre devra, au plus tard en avril 2019, notifier de façon permanente l'heure d'été ou l'heure d'hiver.


La Commission s'appuie notamment sur le résultat d'une consultation publique en ligne cet été, à laquelle ont répondu 4,6 millions de personnes, dont 84% se sont prononcées en faveur d'une abolition du changement d'heure.

Instauré initialement pour réaliser des économies d'énergie, le changement d'heure est taxé d'effets négatifs sur le sommeil et la santé ou sur les accidents de la route, ainsi que l'absence de réelles économies d'énergie. "À compter de cette date, les changements d'heure saisonniers ne seront plus possibles", a indiqué Violeta Bulc, commissaire chargée des transports.

Les pays de l'UE sont actuellement regroupés en trois fuseaux horaires différents: l'heure de l'Europe occidentale (Irlande, Portugal, Royaume-Uni), l'heure de l'Europe centrale (17 pays) et l'heure de l'Europe orientale (Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, Grèce, Lettonie, Lituanie et Roumanie). Il souligne qu'ils sont de plus en plus nombreux à y renoncer, comme récemment la Russie ou la Turquie.

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