Une taxe sur les produits halal pour lutter contre le fondamentalisme — France

Une taxe sur les produits halal pour lutter contre le fondamentalisme — France

"Nous avons donné notre accord pour assister à ces assises territoriales, afin de débattre et faire connaître nos projets pour une réforme du CFCM au sein des différentes préfectures", a-t-il ajouté, soulignant que "la laïcité commande qu'elle n'ait pas à connaître des religions (et) la République n'a aucune raison d'être en difficultés avec l'islam". Il estime donc que de plus en plus d'argent serait rattaché à la consommation: "le pèlerinage, l'halal, le don".

Une structure chargée d'organiser et de financer le culte musulman et une lutte accrue contre le discours salafiste sur les réseaux sociaux: l'Institut Montaigne ébauche des pistes de lutte contre " la fabrique de l'islamisme " dans un rapport publié ce lundi. Notamment grâce à une "taxe halal" pour financer l'islam de France ou encore le renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école.

Invité de RTL hier, le consultant a expliqué que: "L'idée c'est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique, parce que c'est la mère de toutes les batailles". "Il n'y a pas de taxe halal au sens où il y aurait un impôt prélevé par l'État", a souligné l'ancien banquier.

L'association pourrait investir "dans la formation de cadres religieux, la construction pourquoi pas de certaines mosquées ", et rendrait un "service utile aux fidèles " en se posant comme "régulateur " des flux financiers, parfois "opaques " dans la communauté musulmane. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux", a-t-il argué, alors qu'il a " été multiplié par dix dans les mosquées".


En septembre 2017, les principaux responsables musulmans de France s'étaient dressés contre la norme sur les aliments halal transformés publiée par l'Association française de normalisation (Afnor).

Pour lui, la création d'une Association musulmane pour l'islam de France (Amif) est nécessaire, afin que soit mise en place une taxe halal, inspirée du code alimentaire "casherout" dans la communauté juive sur les denrées certifiées casher.

Pour Hakim El Karoui, le problème c'est que les musulmans ne sont pas conscients de ce qui se passe. " Si vous êtes un garçon, la voiture sera conduire par un homme, si vous êtes une femme, elle sera conduite par une femme ". Il y a en France actuellement environ 2.600 lieux de culte musulman et la communauté musulmane est estimée à plus de 6 millions (25 millions en Europe). Il a relevé, à cet effet, la difficulté de lire ce rapport de plus 600 pages dans lequel l'auteur s'est beaucoup attardé dans l'historique de l'islamisme dans le monde. "Ce travail de communication doit aussi encourager les musulmans modérés, jusqu'ici trop silencieux, à s'emparer des débats qui agitent l'islam", résume Hakim El Karoui.

Sur les réseaux sociaux, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour voir les premières réactions.

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