Suède: le Premier ministre appelle l'opposition au dialogue

Suède: le Premier ministre appelle l'opposition au dialogue

Pour preuve, l'extrême droite affiche une progression significative, dans un pays qui a accueilli des dizaines de milliers de réfugiés ces dernières années. Quel gouvernement sera possible? Autre point technique de taille: pour former un gouvernement en Suède, il n'est pas nécessaire de recevoir le soutien de la majorité au Parlement.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont quant à eux réjoui de cette élection, mais pour des raisons différentes.

Mais s'ils progressent moins qu'entre 2010 et 2014, les Démocrates de Suède se sont durablement imposés dans le débat politique et émergent en faiseur de rois entre les deux blocs. La grande majorité de la population a exprimé sa chaleur et sa solidarité pour les centaines de milliers de personnes qui fuyaient les régions détruites par la campagne de guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient (par exemple celles de la Libye et de l'Afghanistan auxquelles la Suède a participé).

Mais quand ce n'est pas le cas, le bloc qui recueille le plus de voix peut former un gouvernement minoritaire.

Avec les écologistes et le Parti de gauche, la gauche possède une avance d'un petit siège sur l'Alliance du centre et de la droite, après dépouillement des votes dans 99,8 % des circonscriptions.

Dans la mesure où les Démocrates suédois ont été capables de gagner une audience, c'est à cause de la faillite des partis traditionnels au pouvoir en Suède.

On s'attendait à des élections catastrophiques pour les partis au pouvoir, les sociaux-démocrates et Les Verts.

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L'opposition est déterminée à déloger les sociaux-démocrates. Ce résultat reste assez éloigné des "25% promis par certains sondages et de l'espoir de devenir le premier parti du pays", poursuit le quotidien.

Ce sont les conservateurs d' Ulf Kristersson, chef de file du parti Modérés, qui lui ont soufflé, mais de justesse. "Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise", a lancé Jimmie Akesson à ses partisans réunis dans un restaurant de la capitale et de préciser: "Je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier". Les Verts et les Démocrates-Chrétiens ont lutté sérieusement tout au long de l'été pour rester au-dessus de ce seuil dans les sondages d'opinion. Au début de la soirée électorale, il semblait même y avoir un risque que les résultats n'atteignent pas les 4%, ce qui aurait transformé le résultat des élections à l'avantage de l'alliance de centre-droit.

Des projections donneront après la clôture des 6.000 bureaux de vote à 20H00 une photographie du rapport de force.

"Au niveau national, mais aussi au niveau local, la montée en puissance des Démocrates de Suède fait face à un cordon sanitaire, à la fois idéologique et pragmatique".

Stratégie qui pourrait se révéler risquée, tant centristes et libéraux ont dit et redit leur refus d'un pacte avec " le diable", comme se décrit lui-même à l'occasion le patron des Démocrates de Suède.

De son côté l'extrême droite, alors qu'elle espérait renverser la table, est loin de réaliser la percée annoncée par son président, Jimmie Åkesson, qui disait encore dimanche miser sur entre "20 et 30%" des voix.

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