Le chef de l’ONU tire la sonnette d’alarme — Climat

Le chef de l’ONU tire la sonnette d’alarme — Climat

"Nous savons comment le faire évoluer", a-t-il poursuivi. "Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons - même après l'accord de Paris - de leadership et d'ambition pour faire ce que nous devons faire ".

L'engagement pris par les dirigeants mondiaux dans l'Accord de Paris, il y a trois ans, de faire baisser la température de moins de 2 degrés Celsius et de maintenir l'augmentation la plus proche de 1,5 degré Celsius "était vraiment le strict minimum pour éviter les pires impacts du changement climatique", a déclaré M. Guterres, dans un discours historique sur l'action climatique, au siège de l'ONU à New York. Le Secrétaire Générale de l'ONU a cité en exemple l'initiative des autorités marocaines en déclarant dans son discours que " le Maroc construit une ferme solaire de la taille de Paris qui alimentera plus d'un million de foyers d'ici 2020 avec une énergie propre et abordable ".

"J'ai entendu l'argument - généralement de la part de groupes d'intérêts - que la lutte contre le changement climatique coûte cher et pourrait nuire à la croissance économique".

"Les technologies sont là pour aider à lutter contre le changement climatique, a noté M. Guterres, qu'il s'agisse de carburants plus propres, de matériaux de construction alternatifs, de meilleures batteries et d'avancées dans l'agriculture et l'utilisation des terres". Si les progrès deviennent significatifs, il estime que les gains s'élèveraient à " 26 trillions de dollars d'ici 2030 ". Mais les scientifiques et une importante étude des Nations Unies indiquent que la cible est déjà loin de ces objectifs.

"Pour cela, les dirigeants du monde doivent intervenir".


À l'avenir, le chef de l'ONU a souligné qu'il réitérerait ce message lors du débat de haut niveau de l'Assemblée générale qui se tiendra plus tard dans le mois de septembre, ainsi qu'à d'autres événements clés, notamment les réunions des dirigeants mondiaux du G7 et du G20; et les réunions de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays les plus riches du monde sont les premiers responsables de la crise climatique.

" Notre destin est entre nos mains", a-t-il conclu. Le SG de l'ONU entend organiser à cet effet, en 2019 un Sommet sur le Climat.

Antonio Guterres en appelle aux dirigeants, et appelle chacun à se mobiliser.

"Il n'y a plus de temps à perdre". Selon l'Organisation météorologique mondiale, au cours des deux dernières décennies, 18 années les plus chaudes depuis 1850 ont été enregistrées et cette année s'annonce comme la quatrième plus chaude.

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