La charge d'Obama — Donald Trump

La charge d'Obama — Donald Trump

Devant des étudiants de l'université de l'Illinois, l'ex-président démocrate a dénoncé le 7 septembre 2018 les turpitudes de son successeur à la Maison Blanche.

Alors que Barack Obama l'a qualifié de " symptôme " d'une forme de désaffection pour la politique qui menace ses fondements mêmes, le président américain Donald Trump a trouvé " très bon " le discours offensif de son prédécesseur, mais il ne s'arrête pas là et choisit de lui répondre avec l'ironie qui le caractérise. ", a lancé depuis l'Illinois l'ancien président américain, stigmatisant ces élus qui s'en tiennent à " de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux ". "Ils ne rendent service à personne en soutenant activement 90% des trucs fous qui viennent de cette Maison Blanche et en disant: +Ne vous inquiétez pas, on évite les 10% restants+", a-t-il martelé. Barack Obama a dénoncé le fonctionnement de la Maison-Blanche et le rôle de Donald Trump.

Ce n'est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner.
- Trump, "symptôme" d'une crise - Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux Etats-Unis, l'ancien président a aussi exprimé son espoir face à la mobilisation en cours.


Mettant en avant deux mesures phare de sa politique économique -"la réforme fiscale et la dérégulation"-, M. Trump a ajouté que "le taux de croissance (4,2%) est plus élevé que le taux de chômage (3,9%) pour la première fois en plus de 100 ans!". "Si vous pensez que les élections n'ont pas d'importance, j'espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception", a-t-il martelé.

"L'économie se porte super bien, peut-être la meilleure période de l'histoire de notre pays", a-t-il ainsi affirmé lundi dans une série de gazouillis frénétiques. Le portrait de Donald Trump tel qu'il ressort des écrits publiés par certains des artisans de sa victoire électorale n'incite pas à croire qu'il faut lui faire confiance que confronté à des situations de graves tensions que susciteront ses arrogantes provocations et menaces il saura avoir raison gardée pour épargner au monde la plongée dans des conflits qui seront rien moins que cataclysmiques. En jeu lors des élections du 6 novembre: les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

En Californie, Barack Obama a également apporté son soutien aux sept candidats démocrates à la Chambre des représentants dans des circonscriptions détenues par des républicains, mais dont les électeurs ont voté pour Clinton il y a deux ans. L'ex-président, qui a jusqu'ici consacré l'essentiel de son temps à la rédaction de ses mémoires et à la mise en place de sa fondation à Chicago, retrouvera -temporairement- le chemin des estrades de campagne dans les semaines à venir. L'ancienne Première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l'intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre.

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