Les contrôles de sécurité des aéroports sont des nids à microbes

Les contrôles de sécurité des aéroports sont des nids à microbes

Après plusieurs analyses, des chercheurs ont découvert dans quelle partie d'un aéroport il est plus qu'impératif de se laver les mains après y être passé.

Selon une étude publiée par la revue BMC Infectious Diseases et menée par des chercheurs de l'Université de Nottingham au Royaume-Uni, la surface comportant le plus de germes et de virus à l'aéroport ne se trouve ni aux toilettes, ni aux comptoir d'enregistrement ou des bars aéroportuaires. A titre de comparaison, les chercheurs n'ont détecté qu'une infime quantité de virus sur la surface des toilettes de l'aéroport. Les plateaux en plastiques dans lesquels chaque voyageur doit déposer ses effets personnels pour passer la sécurité.

A terme, les conclusions de l'ensemble de ces travaux permettront de renforcer les conseils de santé publique en prévision de futures pandémies de grippe. Le virus le plus souvent retrouvé au cours de l " enquête était le rhinovirus, à l'origine de plus de 80 % des cas de rhume.


Les autres objets que les hypocondriaques et mysophobes ont tout intérêt à éviter pendant leur transit sont les boitiers de paiement des magasins, les comptoirs du contrôle des passeports et bien sûr les rampes d'escalier et les aires de jeux des enfants.

"Cette étude montre à quel point il est important de mieux sensibiliser la population à la propagation des infections virales. On peut minimiser la contagion en se lavant les mains et en toussant dans un mouchoir ou dans sa manche, notamment lorsque l'on se trouve dans des espaces publics", explique dans un communiqué Jonathan Van Tamion, qui a co-écrit l'étude. "Ces simples précautions peuvent aider à prévenir les pandémies et sont particulièrement importantes dans les zones surpeuplées telles que les aéroports qui transportent un grand nombre de personnes à destination et en provenance de nombreuses régions du monde".

Outre lutter contre la propagation des maladies infectieuses graves dans les aéroports, ces résultats pourraient également permettre de fournir de nouvelles idées en ce qui concerne les améliorations techniques dans leur conception et leur rénovation. A noter que ces gestes barrière doivent aussi s'appliquer en avion, un endroit également susceptible de constituer un véritable nid à bactéries.

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