Homéopathie: des doyens de faculté pour continuer à l'enseigner

Homéopathie: des doyens de faculté pour continuer à l'enseigner

Sur Twitter, l'université précise: "Nous avons décidé de suspendre notre diplôme d'université d'homéopathie pour l'année universitaire débutante dans l'attente de la position de la HAS et d'échanges nationaux sur l'encadrement de cette pratique et de son enseignement", écrit la prestigieuse école.

"Comme une doctrine, sans preuve scientifique", c'est de cette manière que s'est exprimé le professeur Didier Gosset, doyen de l'université de médecine de Lille au sujet du cours sur l'homéopathie dispensé dans sa faculté.

La décision de suspension du diplôme, révélée par un tweet, a été prise dans l'attente d'une prise de position de la Haute autorité de santé (HAS) sur cette pratique.

Dans un communiqué mis en ligne jeudi, les patrons de la réunion des doyens de ces facultés et des présidents d'université estiment à propos de l'homéopathie et des "médecines alternatives" que "l'université doit être le seul garant de la qualité d'une formation qui est indispensable pour comprendre et connaître" leur intérêt, mais aussi leurs limites. En 2009, la faculté de Bordeaux avait renoncé à cet enseignement.


Le débat sur l'utilité de l'homéopathie a ressurgi avec vigueur en France, numéro un mondial des préparations homéopathiques, depuis la publication mi-mars dans nos colonnes d'une tribune au vitriol d'une centaine de médecins opposés à cette pratique et réclamant l'arrêt de sa prise en charge partielle par l'assurance maladie.

La Haute autorité de santé, saisie par le ministère de la Santé, donnera son avis d'ici à fin février sur l'efficacité de l'homéopathie et le bien-fondé de son remboursement.

Cette tribune, depuis signée par plus d'un millier de médecins, attaque les "médecines alternatives", dont l'homéopathie, pratiquées "par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l'efficacité illusoire". Les signataires demandent même à ce que le Conseil de l'Ordre empêche les personnes qui promeuvent l'homéopathie de garder leur titre de médecins ou professionnels de santé.

Articles Liés