Une femme virée car elle refusait de porter un soutien-gorge

Une femme virée car elle refusait de porter un soutien-gorge

En mai dernier, quelques semaines après qu'elle a commencé à travailler en tant que serveuse dans un club de golf, son employeur a, selon elle, fait passer un mot instaurant un nouveau code vestimentaire: "Les femmes doivent porter un débardeur ou un soutien-gorge sous leur uniforme".

De plus en plus de femmes se désintéressent de ce sous-vêtement jugé inconfortable, comme en témoigne le mouvement "No Bra", (sans soutif). Elle estime s'être fait virer de son emploi de serveuse car elle ne portait pas de soutien-gorge. Elle ne pensait pas que cette habitude puisse poser problème jusqu'à ce qu'elle reçoive le nouveau code vestimentaire de l'établissement après quelques semaines de travail: "Les femmes doivent porter soit un débardeur, soit un soutien-gorge sous leur chemise de travail".

"C'est basé sur le genre et c'est pourquoi c'est une question de droits de la personne", déclare-t-elle. "Cela ne nuit pas à la capacité de quiconque d'accomplir son travail". "Elle m'a juste dit que je devrais porter un soutien-gorge, parce que chez McDonald's, nous sommes un restaurant correct et personne n'a besoin de voir ça", dit Kate Gosek.

La jeune femme de 25 ans a décidé d'aller plus loin en déposant plainte au Tribunal des droits de la personne de la province de Colombie-Britannique. Celui-ci lui a répondu avoir instauré ces règles pour sa protection et savoir "ce qu'il se passe dans le club quand il y a de l'alcool".


La jeune femme a toutefois refusé de suivre cette règle de l'établissement et a donc perdu son travail.

Doug Robb a refusé de commenter, déclarant dans un courriel que les questions concernant les employés sont confidentielles.

L'avocate fait référence à la Commission ontarienne des droits de la personne qui, à la suite d'une enquête menée en 2016 par Marketplace, de CBC News, a réclamé la fin des codes vestimentaires sexistes, comme les talons hauts et jupes courtes, qui ne s'appliquaient qu'au personnel féminin. "S'ils exigent simplement que les employées portent un soutien-gorge, mais qu'ils n'ont pas d'exigence similaire pour les hommes, ils ne peuvent pas vraiment le justifier. Il y a un risque que leur politique soit jugée discriminatoire".

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