Baisse du prix du lait pasteurisé — Centrale Danone

Baisse du prix du lait pasteurisé — Centrale Danone

Le prix que propose le groupe français aux consommateurs marocains équivaut à celui d'il y a dix ans... La filiale du groupe français se laisse jusqu'à la fin de l'année pour mesurer l'impact des mesures annoncés ce 5 septembre et mesurer l'efficacité de sa communication. Dans ce sens, l'utilisation d'un nouvel emballage permettant un effort sur le prix a été une des propositions les plus choisies par les internautes durant les dernières semaines faisant suite au boycott qu'a subi la marque. Si les premières réactions des autorités et des sociétés étaient "cinglantes", les boycotteurs étant traités d' "écervelés" ou de "traitres à la nation", elles ont tôt fait de se raviser face à l'ampleur qu'a pris le mouvement.

L'autre mesure concerne la vente du lait frais pasteurisé à prix coûtant. Avec le succès du boycott, Danone avait décidé de réduire de 30% son approvisionnement en lait auprès de ses quelque 120.000 éleveurs sous contrat au Maroc. "Il s'agira d'une nouvelle référence de lait frais pasteurisé demi-écrémé inédite sur le marché marocain (...)".


"Il n'y aucune explication rationnelle du boycott et plutôt que d'essayer de le comprendre, on a essayé de l'entendre avec cette consultation: on a entendu qu'il y a des gens en difficulté financière, il y a une question de pouvoir d'achat", a expliqué Didier Lamblin, le directeur général de Centrale Danone, au cours de la conférence de presse.

L'objectif premier de Danone est de convaincre "les consommateurs de revenir vers la marque" pour "permettre à l'entreprise de revenir à l'équilibre", a par ailleurs souligné M. Faber sans exclure des "adaptations" selon les résultats. Les deux produits seront de la même qualité. "Nous analyserons la viabilité de ce nouveau modèle économique et continuerons de nous adapter au mieux, avec notre organisation, en fonction du niveau de la reprise des ventes", assure le patron du groupe. Des activistes ont appelé le 20 avril au boycott de grands fournisseurs de lait, d'eau minérale et d'essence au Maroc pour protester contre des prix jugés trop élevés. "Nous continuerons à dialoguer, à sillonner le Maroc, à rencontrer les acteurs de la filière". S'il est encore tôt pour parler de "recette", dans le rapport de force entre vendeur et consommateur, le second a maintenant son mot à dire. La situation au Maroc semble le démontrer.

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