La France adoptera le prélèvement à la source dès janvier

La France adoptera le prélèvement à la source dès janvier

Invité du journal de 20 heures de TF1 ce mardi 4 septembre, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé son entrée en application le 1 janvier 2019, arguant: "Nous avons aujourd'hui la garantie que cette réforme sera mise en œuvre dans de bonnes conditions".

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé que tous les contribuables qui bénéficient d'un crédit ou d'une réduction d'impôt obtiendront le versement anticipé de 60% de ces sommes, dès le 15 janvier prochain.

Une solution a par ailleurs été trouvée pour les employés à domicile, dont 40.000 sur 250.000 sont assujettis à l'impôt sur le revenu, et qui ne seront prélevés à la source qu'à compter de 2020. Face au retard grandissant de la plateforme " tout-en-un " censée permettre le calcul de leurs salaires, Gérald Darmanin avait annoncé en juillet un report à 2020 de l'impôt à la source pour les personnes concernées. A savoir que, selon la direction générale des Finances publiques, l'administration est au point sur le prélèvement à la source. Cette réforme est notamment combattue par le Medef, Les Républicains et La France Insoumise. "J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", a-t-il déclaré, disant vouloir prendre le temps de la réflexion "avant de donner une directive finale".

Jusqu'à présent, le gouvernement s'était toujours montré rassurant sur la solidité de son dispositif.


Malgré ses déclarations dans la presse et sur ses réseaux sociaux, le doute s'est malgré tout épaissi samedi dernier avec la révélation, par Le Parisien, d'une note de Bercy recensant des centaines de milliers d'erreurs survenues lors de la phase de tests lancés par Bercy.

Un proche du président de la République a également volé au secours de la réforme. Ces hésitations surviennent alors qu'une vaste campagne de communication a été lancée voilà 10 jours, avec la diffusion de spots publicitaires à la télévision et sur internet, pour un montant de 10 millions d'euros.

La question était d'autant plus sensible que la réforme semble populaire: selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances, publié mardi soir, 63 % des Français interrogés y sont favorables, même s'ils lui voient de nombreux défauts, pour les entreprises et pour eux-mêmes.

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