Remaniement, prélèvement à la source: Edouard Philippe au 20H de TF1

Remaniement, prélèvement à la source: Edouard Philippe au 20H de TF1

Le Premier ministre, Edouard Philippe, annonce dans la foulée ce mardi soir que la réforme du prélèvement de l'impôt à la source n'est pas abandonnée et sera appliquée comme prévu au 1er janvier prochain: "Au 1er janvier 2019, l'impôt sur le revenu sera bien prélevé à la source".

Après la démission fracassante du numéro 3 du gouvernement Nicolas Hulot, un remaniement à l'ampleur encore incertaine est attendu d'ici à la fin de la journée. Edouard Philippe, invité ce mardi du journal de 20h de TF1, devrait toutefois apporter des précisions sur le sujet. Il défend une "bonne réforme" qui sera mise en œuvre dans de "bonnes conditions" pour les contribuables: "Cette bonne réforme, elle va être mise en oeuvre mais elle concerne l'argent des Français et elle est complexe à mettre en oeuvre.".

La réforme du prélèvement à la source, lancée par François Hollande, consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions.

"J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", a-t-il déclaré, disant vouloir prendre le temps de la réflexion "avant de donner une directive finale".


Le chef de l'Etat aurait évoqué la généralisation de la mensualisation comme "une des portes de sortie", selon l'un d'eux.

Jusqu'à présent, le gouvernement s'est toujours montré rassurant sur son dispositif.

Pourtant, la phase d'essai de ce nouveau dispositif, testé auprès de certaines entreprises avant qu'il n'entre en vigueur, s'est soldée par des centaines de milliers d'erreurs, rapportait Le Parisien ce 1er septembre, citant une note du fisc. En principe, Bercy peut faire marche arrière jusqu'au dernier moment. Mais ces dernières ne pourront être calculées - et donc pleinement remboursées -, qu'en septembre de chaque année, une fois réalisée la déclaration d'impôt annuelle. Une situation qui pousse chacun à faire pression pour défendre ses arguments. "Il faut repousser la réforme pour changer le mode de perception de l'impôt", a estimé ce lundi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

"Nous redemandons solennellement l'abandon de cette réforme qui n'est pas une bonne réforme pour les Français", a déclaré de son côté le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier. Le gouvernement a consenti à faire de lourds efforts afin que ce passage au prélèvement à la source soit au point. "Ces différentes dispositions conduiront à verser une avance de plus de cinq milliards d'euros à plusieurs millions de contribuables dès le 15 janvier", souligne Bercy.

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