Le secteur privé en France a créé 31.000 emplois salariés

Le secteur privé en France a créé 31.000 emplois salariés

Hors intérim, la hausse s'avère comparable, avec une progression de 0,2% sur le trimestre (soit 29.900 créations d'emploi) et une hausse de 1,0% sur un an (avec un total de 186.500 emplois créés).

Le secteur privé en France a enregistré un treizième trimestre consécutif de créations nettes d'emplois salariés, avec 31.000 nouveaux postes (+0,2%) au deuxième trimestre, essentiellement grâce au dynamisme des services, selon une estimation de l'Insee publiée vendredi.

Un chiffre qui n'est pas aussi satisfaisant qu'il pourrait le paraître, puisque cela confirme un ralentissement de la progression de l'indicateur, qui connaît sa plus faible hausse depuis 2015. En 2017, en moyenne, les effectifs des entreprises augmentaient de près de 90.000 salariés chaque trimestre. Sur un an, 241.100 emplois salariés (+1,3%) ont été créés.


D'avril à juin, les services marchands (+28.500, +0,2%) concentrent la quasi-totalité des créations d'emplois. L'intérim (+1.100, +0,1%), la construction (+4.100, +0,3%), l'agriculture (+200, +0,1%) et les services non marchands (+1.000, +0,0%) voient aussi leurs effectifs croître.

L'emploi salarié privé a en revanche affiché une légère baisse dans l'industrie, avec 3.800 emplois détruits - soit un recul de 0,1% - ce secteur renouant ainsi avec les destructions nettes d'emploi après trois trimestres de pause dans une série entamée début 2001. Sur un an, tous les secteurs d'activité sont bien orientés. L'Institut national de la statistique et des études économiques s'attendait à un ralentissement, mais pas aussi fort. En juin, il prévoyait une hausse de 41 000 postes dans le secteur marchand non agricole (services marchands, intérim, industrie et construction). L'emploi tertiaire marchand (+145 300, +1,3 %), l'intérim (+54 600, +7,2 %) et la construction (+23 200, +1,7 %) sont particulièrement à la fête. Une croissance qui ramollit Le ralentissement de l'emploi devrait se poursuivre, en raison d'une croissance qui ramollit, selon les prévisions de l'Insee publiées en juin. L'activité économique n'a crû que de 0,2% aux 1er et 2e trimestre, après cinq trimestres autour de +0,7%.

Et le secteur public ne devrait plus apporter son écot autant qu'avant, le gouvernement ayant drastiquement réduit la voilure en matière de contrats aidés.

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