Mise en garde de l'Anses contre la consommation d'algues

Mise en garde de l'Anses contre la consommation d'algues

Tendance culinaire bénéfique pour la santé, les algues marines agrémentent les salades, sauces et poissons. Afin de mieux en informer les consommateurs, l'Anses estime par ailleurs souhaitable que la teneur en iode des produits soit indiquée sur les emballages des produits. Un apport excessif et régulier en iode peut entraîner des dysfonctionnements de la thyroïde, mais également certains effets indésirables, notamment au niveau cardiaque ou rénal.

Consommées fraîches en salade, séchées, ou en compléments alimentaires, les algues apportent une saveur nouvelle, remplacent les aromates traditionnels, et sont appréciées pour leur apport en sels minéraux, protéines et vitamines. Ces conseils se justifient "au regard du risque non négligeable de dépassement des limites supérieures de sécurité d'apport en iode ", justifie l'Anses. Le marché est en constante progression, et l'offre de plus en plus variée (conserve, tartares, condiments, tisanes, biscuits, boissons...). Elle déconseille donc la consommation d'aliments et de compléments alimentaires contenant des algues aux personnes présentant un dérèglement de la thyroïde, une maladie cardiaque (troubles du rythme cardiaque) ou une insuffisance rénale. Les femmes enceintes et allaitantes sont également invitées à ne pas en manger, hors avis médical.

Certaines algues particulièrement riches en iode ont été identifiées, telles que les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l'algue rouge Gracilaria verruqueuse. "Ce qu'il faut éviter, c'est de cumuler une consommation d'algues avec des compléments alimentaires iodés ou bien des médicaments qui contiennent de l'iode", a précisé Irène Margaritis, chef de l'unité d'évaluation des risques nutritifs de l'Anses au journal Le Parisien.


Les compléments alimentaires " transit " et " minceur " sont aussi concernés. Difficile donc de savoir si on respecte la dose maximale journalière conseillée par l'Agence sanitaire, qui est de 150 microgrammes pour un adulte.

Aux parents de jeunes enfants, il est rappelé par l'Anses qu'il convient de rester prudent, les données étant insuffisantes pour mesurer les risques encourus.

De façon générale, l'Agence recommande aux consommateurs de privilégier les circuits d'approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics pour tous les aliments et les compléments alimentaires à base d'algues et de se méfier des commandes sur Internet où il n'y a aucune garantie sur l'innocuité des produits.

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