Kevin Mayer échoue à la longueur et abandonne

Kevin Mayer échoue à la longueur et abandonne

Grandissime favori du décathlon, Kevin Mayer est tombé de haut avec un zéro pointé à la longueur avant d'abandonner, mardi.

Pourquoi n'a-t-il pas assuré un de ses trois sauts?

Comment expliquez-vous cet échec?

"De la tristesse et de la frustration". Ma plus grosse déception c'est pour eux.

Que se passe-t-il dans votre tête au troisième essai? Je n'imaginais pas une seule seconde mordre. Je n'avais pas mordu depuis très longtemps et les statistiques devaient se rééquilibrer un peu. Je ne parle pas de malchance, je mets tout sur moi. Mais je me suis tellement fait plaisir à sauter comme ça, je ne pouvais pas me brider, j'étais à 100%, j'avais zéro blessure. J'allais loin, c'était génial. Faute de résultat, il n'a donc marqué aucun point et a vu s'éloigner ses espoirs de monter sur la première marche du podium et de battre le record du monde détenu par Ashton Eaton et ses 9.045 points. Ici, j'avais une forme comme je n'en avais jamais ressentie, je fais mon record sur 100 m (10 " 64) alors que, on le voit depuis lundi, les chronos sont dégueulasses et j'ai eu le temps de réaction le plus mauvais de ma vie.


Oui, mais est-ce qu'en tant homme je me serais félicité de faire 6,90 m? Les deux autres Français en lice sur l'épreuve ont malheureusement imité le vice-champion olympique. Pourquoi ne pas faire un saut dégueulasse juste pour gagner? Ce n'est pas ça le sport. Pour moi, le sport c'est une expression personnelle. Tout le monde pourra dire qu'il fallait que j'assure, mais en quatre ans, je n'ai jamais assuré, mais personne ne m'a jamais rien dit parce que je n'ai jamais mordu. Je ne crois pas que le fait de regarder la planche fasse en sorte que tu ne mordes pas. Tu peux perdre tous tes repères et faire 6,90 m. Et honnêtement, vous pensez que j'étais là pour faire 6,90 m?

"Je suis le premier déçu". Le Français en a donc (déjà) fini avec ses championnats d'Europe.

J'ai fait 7,63 m à la longueur à Paris [le 30 juin]. J'étais prêt. Ce n'est pas en faisant un décathlon entier que ça aurait changé.

Ce triple zéro, la hantise de tout décathlonien, Mayer l'avait évoqué avant de se lancer dans l'arène.

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